De 26 à 86 ans : telle est la fourchette d’âge de nos nouveaux parlementaires. Six femmes seulement sont élues, en retenant le nom de Paula Yacoubian, pour Beyrouth I, arménienne-orthodoxe, venant pour la première fois de la société civile, et cela depuis la création du Parlement. Le grand changement dans ces élections, c’est le triste défi de parler ouvertement non seulement de confessions, mais de rites, des origines des candidats, de manière à savoir de quelle tribu provient tel ou tel autre député. Quant à l’argent versé, inutile d’en parler. Cela est rentré dans nos coutumes. Reste le plus choquant : cette différence de mentalité, comme si cette phrase célèbre « deux négations ne font pas une nation » résonne de nouveau dans notre mémoire.
Chez une partie des musulmans, et surtout une partie des chiites, les anciennes figures avec leur leader n’ont pas du tout changé. Par contre, chez les chrétiens, plusieurs courants politiques se sont livré bataille. On a senti ainsi davantage de liberté d’expression malgré la mentalité montagnarde. L’héritage politique, chez les maronites surtout, est un must.
Enfin, pour ce qui a trait au taux d’abstention, il a varié sensiblement entre une localité et l’autre, entre une région et l’autre. Beyrouth I, à titre d’exemple, a changé de couleurs et garde toujours quatre députés arméniens et quatre autres de rites divers. Il faudrait envisager une nouvelle loi électorale pour nos jeunes et surtout œuvrer pour sortir le Liban du tunnel du fait de ses dettes colossales.
Nos lecteurs ont la parole - Par Antoine Sabbagha
De 26 à 86 ans
OLJ / le 28 mai 2018 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef