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Liban

Amal Mudallali : Le droit international doit être protégé

Liban-ONU

Intervention de la représentante du Liban dans un débat au Palais de Verre.

21/05/2018

Un débat sur le respect du droit international dans le contexte du maintien de la paix et de la sécurité internationales s’est tenu jeudi au Palais de verre, au Conseil de sécurité de l’ONU. Convoquée par la Pologne, cette session s’est déroulée en présence du président polonais Andrzej Duda, dont le pays assume la présidence du Conseil. L’événement a également vu la présence d’autres intervenants, parmi lesquels le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Stef Blok, du représentant de la France auprès de l’ONU, François Delattre, qui a insisté sur l’aspiration des peuples à la paix, mais aussi de la représentante libanaise auprès du Conseil de sécurité, Amal Mudallali.
Cette dernière a estimé ce débat « nécessaire », à l’heure où le monde assiste « à une érosion du multilatéralisme et à une violation flagrante des principes fondamentaux du droit international, le dernier exemple étant le meurtre brutal de civils à Gaza ».
« Pour mon pays, le Liban, le droit international représente l’essence du progrès de la civilisation vers un système multilatéral fondé sur des règles. La Charte des Nations unies, en particulier, protège notre souveraineté, notre intégrité territoriale et notre indépendance, d’où l’importance d’y adhérer pleinement et strictement », a-t-elle souligné devant le Conseil. Rappelant que la mise en œuvre totale des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU lie tous les États membres, Mme Mudallali a affirmé qu’il est de la responsabilité de cet organe, chargé du maintien de la paix et de la sécurité, « d’assurer le plein respect de ses résolutions, afin que le droit international puisse prévaloir ». L’ambassadrice faisait référence à l’article 24, paragraphe 2, de la Charte qui exige du Conseil de sécurité le respect des principes et des objectifs de l’ONU. « Ce n’est qu’en respectant scrupuleusement ces dispositions que nous éviterons les doubles standards et l’application sélective du droit international », a-t-elle martelé. Et d’insister sur la nécessité « de respecter pleinement les décisions et avis consultatifs de la Cour internationale de justice, l’organe judiciaire principal de l’ONU ». Mme Mudallalli a aussi soutenu que « la justice est une garantie solide pour le règlement pacifique des différends ».

Frontière maritime
C’est dans cet esprit, a fait remarquer l’ambassadrice, que le Liban invite les États membres à utiliser pleinement les outils figurant au chapitre VI pour régler leurs différends de manière pacifique. « Je voudrais rappeler l’initiative de mon pays en 2016 de recourir, sur la base de la Charte des Nations unies et du paragraphe 10 du dispositif de la résolution 1701, aux bons offices du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour la délimitation de la zone économique exclusive (ZEE), frontière maritime contestée entre le Liban et Israël ». Et d’estimer qu’« en l’absence de résolution, cette question demeure une source de conflit qui pourrait menacer la paix et la sécurité dans notre région ».
Mme Mudallali a par ailleurs noté que le Liban a réaffirmé son attachement aux règles et aux principes du droit international par son engagement volontaire dans l’initiative franco-mexicaine et dans le code de conduite de l’ACT, qui visent tous deux à prévenir et à mettre fin aux atrocités de masse. « Il est impératif de parvenir à une acceptation et une mise en œuvre universelles, équitables des règles et principes du droit international, en particulier de la Charte, plutôt que de conclure des traités, a-t-elle conclu. Inversement, à la lumière des concepts émergents qui sont débattus à l’ONU, il est fondamental de les définir ou de clarifier leur base juridique. Le droit international est un gain précieux qui doit être soigneusement protégé. »

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