Gebran Bassil prononçant son discours lors de la dernière réunion du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme. Photo ANI
L’ambiance était festive hier à la dernière réunion du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, qui portera désormais le nom du Liban fort dans le nouveau Parlement. Un gâteau a été coupé pour l’occasion et des coupes de champagne ont été levées. Le député Alain Aoun, qui a paru être certain de l’identité du nouveau vice-président de la Chambre, a tenu à lever son verre à la santé d’Élias Bou Saab.
Cette réunion a été une occasion pour le chef du Courant patriotique libre et député élu, Gebran Bassil, d’adresser des messages aux sortants qui quittent le bloc, ainsi qu’aux nouveaux députés. Il également évoqué des défections : « Des camarades ont décidé de quitter le bloc parce qu’ils ont voulu tenter leur chance ailleurs, bien que nous leur ayons assuré que la volonté populaire a changé, a-t-il ainsi déclaré. C’est une leçon pour nous, comme pour nos compagnons au CPL et dans le nouveau bloc parlementaire. Tout un chacun doit comprendre que c’est le groupe qui préserve l’individu. Personne n’est plus grand que le groupe. Personne n’est plus grand que le CPL. La solidarité est nécessaire au groupement pour qu’il puisse réaliser ses objectifs. Mais, nous, libanais, sommes individualistes dans notre façon de nous comporter. Même celui qui a rapporté un plus grand nombre de voix que ses collègues lors des dernières législatives pense qu’il est plus fort que la liste qui a permis son élection. »
Évaluant l’étape précédente, M. Bassil a constaté que le CPL a réussi à faire passer de nombreuses lois, propositions et projets de loi. Il a en outre évoqué « l’impossibilité de parvenir, en Conseil des ministres, à des décisions sur certains dossiers, comme celui des réfugiés syriens ». « Nous étions neuf ministres (du CPL) sur trente, a-t-il expliqué. Nous ne formions pas la majorité. Par conséquent, nous n’avons pas pu empêcher cet afflux massif des réfugiés. Nous avons hérité du problème qui sera du lot de ceux qui nous succéderont et peut-être aussi de nos enfants. Au gouvernement, nous étions neuf et nous n’avons pas réussi à faire imposer l’adoption d’une nouvelle politique nationale relative au dossier des réfugiés syriens. »
Et M. Bassil d’affirmer que « le principe fondamental pour la réussite et la formation du prochain gouvernement sera de s’entendre sur la question des réfugiés syriens ».
Interrogé sur le message que lui a adressé le président de la Chambre, Nabih Berry, qui à l’issue de sa visite au palais de Baabda a déclaré qu’il maintient des relations avec toutes les souches de la société, dont M. Bassil, ce dernier a affirmé que « si M. Berry lui adresse des messages positifs, il lui rendra la pareille ».


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