Rechercher
Rechercher

Liban - Baabda

Aoun réitère sa position concernant le retour des réfugiés syriens dans leur pays

Michel Aoun entouré de la délégation du Collège royal des études de défense. Photo Dalati et Nohra

Le président de la République, Michel Aoun, a réitéré hier sa position concernant « le retour des réfugiés syriens dans les zones sécurisées de leur pays », exprimant son étonnement face à « la position de certaines parties qui entravent ce retour ou qui ne l’encouragent pas ».
Devant une délégation du Collège royal des études de défense (Royal Academy of Defence studies) menée par le général Craig Lawrence et accompagnée de l’ambassadeur du Royaume-Uni, Hugo Shorter, M. Aoun est revenu sur les défis auxquels fait face le Liban qui accueille plus de 1,8 million de réfugiés sur son territoire, « selon les chiffres de 2015 ». « La commission internationale chargée de l’aide humanitaire fait état d’un million de réfugiés, a-t-il souligné. Mais, depuis 2015, de grands nombres de réfugiés se sont introduits au Liban sans que la commission ne les inscrive sur ses listes. Ils sont inscrits sur les listes de l’État libanais. » Et le chef de l’État d’insister : « Ces chiffres sont équivalents à 50 % de la population libanaise. »
Le président a estimé que « la présence de ce grand nombre de réfugiés constitue un fardeau pour le Liban, pour son économie, sa sécurité et sa capacité d’emploi ». Il a dénoncé le refus affiché par la communauté internationale concernant le retour des réfugiés syriens dans leur pays, « alors qu’une grande zone de la Syrie, qui forme dix fois la superficie du Liban, est désormais sécurisée ».
M. Aoun s’est par la suite penché sur certains dossiers auxquels la solution politique n’a pas encore abouti, notamment le dossier palestinien. Il a, dans ce cadre, souligné que « le Liban craint que les mesures proposées par la communauté internationale concernant l’ouverture du marché de l’emploi aux Palestiniens en l’absence d’une solution à la cause palestinienne ne soient un prélude à leur implantation au Liban ».
Par ailleurs, le président de la République a remercié le Royaume-Uni pour l’aide militaire qu’il apporte à l’armée libanaise. Il a exprimé l’espoir que « Londres renouvelle son soutien aux forces de la Finul et ne réduise pas son budget dans ce cadre ». Il a en outre souligné que le Liban se conforme à la résolution 1701 des Nations unies, réitérant son refus « de la violation israélienne de son territoire ».
Interrogé sur les défis qu’il rencontrera avec le nouveau Parlement, M. Aoun a noté que, depuis 2009 (date des dernières législatives), le Liban a hérité de nombreux problèmes économiques auxquels se sont ajoutés les problèmes de sécurité en raison de la guerre en Syrie. Il a expliqué que l’État a commencé par assurer la stabilité qui constitue « la seule base qui permettra de redresser le pays ». « Le Liban a de même modernisé l’administration, en nommant de nouvelles personnes susceptibles de mener les réformes nécessaires et de donner un nouvel élan aux institutions publiques », a-t-il conclu.

Le président de la République, Michel Aoun, a réitéré hier sa position concernant « le retour des réfugiés syriens dans les zones sécurisées de leur pays », exprimant son étonnement face à « la position de certaines parties qui entravent ce retour ou qui ne l’encouragent pas ».Devant une délégation du Collège royal des études de défense (Royal Academy of Defence studies) menée par le général Craig Lawrence et accompagnée de l’ambassadeur du Royaume-Uni, Hugo Shorter, M. Aoun est revenu sur les défis auxquels fait face le Liban qui accueille plus de 1,8 million de réfugiés sur son territoire, « selon les chiffres de 2015 ». « La commission internationale chargée de l’aide humanitaire fait état d’un million de réfugiés, a-t-il souligné. Mais, depuis 2015, de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut