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Diaspora

Retour aux sources : les Libano-Brésiliens en première ligne

Tourisme
Naji FARAH | OLJ
15/05/2018

Un regain d’intérêt pour le pays du Cèdre est à noter depuis quelque temps, attirant non seulement les touristes saisonniers, mais aussi des groupes de voyageurs des pays arabes et occidentaux, ainsi que des personnes d’origine libanaise. Et l’association RJLiban accompagne ce mouvement, accueillant récemment des groupes de visiteurs en provenance d’Espagne et du Brésil.
Les Libano-Brésiliens et descendants de Libanais au Brésil figurent au premier rang des touristes, comme Pedro et Suzete venus de São Paulo. Ils représentent la famille Farah de Tyr, d’où trois cousins avaient émigré au début du siècle dernier au Brésil après un passage par la France : Philippe Alexandre Farah, Fouad Alexandre Farah et Ferdinand Michel Farah. Les deux frères Philippe et Fouad s’étaient installés à Belém dans l’État de Pará, où vivent jusqu’à aujourd’hui leurs descendants, alors que leur cousin Ferdinand avait poursuivi son chemin jusqu’à São Paulo.
Ferdinand avait quitté Paris pour du travail juste avant que n’éclate la Première Guerre mondiale : il avait ensuite été rejoint par son épouse française, qui a fait le voyage dans des conditions difficiles. Leurs fils Jean et Lucien ont prospéré dans la ville de São Paulo, qu’ils n’ont plus quittée, ainsi que leurs nombreux enfants et petits-enfants.
Ce sont donc Pedro et Suzete Lucien Farah, accompagnés de leurs conjoints respectifs Erminia et José, qui ont découvert en pionniers le Liban, en particulier la ville de Tyr. À leur initiative, un grand voyage pour tous les membres de la famille Farah de Tyr, répartis entre le Brésil, les États-Unis et la France, est déjà en préparation pour l’été 2019.
À ces descendants d’émigrés libanais viennent s’ajouter de nombreux Espagnols, qui pour des raisons diverses partagent une partie de notre histoire : un partage qui remonte aux navigateurs phéniciens en Méditerranée, en passant par l’époque andalouse, qui représenta un grand développement culturel. Ils étaient nombreux durant la semaine sainte au Liban, parcourant les vieilles villes de Byblos, Sidon et Tyr, ainsi que Beyrouth et Tripoli, avec ses vieux souks charmants. Ce voyage qui s’apparente à un retour aux sources les a aussi menés à Baalbeck pour admirer le trilithon participant à la base du temple de Jupiter, ou encore à Bécharré où Marcelino, professeur d’économie à l’Université de Barcelone, a embrassé un cèdre millénaire.

Cette page est réalisée en collaboration avec l’Association RJLiban.  E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

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