Le ministre libanais des Affaires étrangères et chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a accusé ses opposants d'avoir eu recours à "l'argent électoral" et mis en garde contre "des intimidations lors du dépouillement des voix".
"Une nouvelle tendance est apparue lors de ces législatives : il s'agit de l'argent électoral. Mais le CPL n'était pas impliqué dans cela", a assuré M. Bassil, peu après la clôture des bureaux de vote, sans spécifier quels candidats auraient versé des sommes d'argents à des électeurs afin d'obtenir leur voix.Le chef du CPL, qui a tenu un point de presse depuis les locaux de la machine électorale de son parti, a également fait état de "nombreux incidents prémédités", et a mis en garde contre "des intimidations lors du dépouillement des voix", appelant les délégués de sa formation à ne pas céder aux provocations.
M. Bassil s'était alarmé du faible taux de participation dans l'après-midi et avait appelé les électeurs à aller voter en masse.
Les Libanais se sont faiblement mobilisés dimanche pour les premières élections législatives depuis 9 ans qui se sont déroulées dans un climat légèrement tendu, des débordements et infractions ayant été enregistrés dans plusieurs régions.
Les bureaux de vote ont fermé à 19h00. Mais une heure avant la fermeture, le taux de participation s'élevait modestement à 46,88%, selon les derniers chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur. En 2009, lors des dernières législatives, le taux de participation s'était élevé à 54% sur l'ensemble de la journée électorale. Les opérations de dépouillement ont commencé dans certains bureaux, mais les résultats ne devraient toutefois pas être connus avant lundi.

