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Liban - Communauté

Les évêques maronites mettent en garde contre ce qui pourrait « dénaturer » l’échéance électorale

À la veille des élections législatives, le Conseil épiscopal maronite, réuni hier à Bkerké sous la présidence du patriarche Raï, a mis en garde contre toutes les pratiques « qui dénaturent ce devoir national » et peuvent conduire la possibilité d’invalidation du scrutin. Au premier rang de ces pratiques, les évêques ont placé « l’argent électoral » ou encore « l’achat des consciences ». Suivent l’intimidation des candidats ou même leur agression, ainsi que la compétition acharnée jusqu’à l’élimination réciproque entre les candidats d’une même liste. « De telles pratiques, soulignent les évêques, abolissent la vérité de la politique comme art du bien commun. »
Les évêques insistent aussi sur la nécessité d’élire des députés « compétents » susceptibles d’accomplir les deux principales tâches d’un parlementaire : légiférer et contrôler le gouvernement.
Par ailleurs, conscient que les élections conduiront très vite à la formation d’un nouveau gouvernement, le Conseil épiscopal a souhaité qu’un gouvernement « non affecté par le climat de contradictions politiques actuel soit formé pour faire face aux grands défis lancés au Liban, après l’appui que les conférences internationales lui ont apporté et les attentes des pays prêteurs en matière de réforme administrative et de lutte contre la corruption ». Et Mgr Raï d’espérer que les responsables libanais sauront « ne pas perdre l’occasion qui leur est offerte comme il est arrivé par le passé et éviter à leur pays d’être placé sous tutelle économique ».
Par ailleurs, les évêques ont mis en garde contre « les tentatives d’imposer » au Liban d’assumer le gros du fardeau des déplacés syriens. Ils ont demandé au gouvernement et au Parlement de se ranger aux côtés du chef de l’État sur cette question, de refuser au nom de la Constitution « toutes les formes d’implantation » et de mette au point un « plan complet » de retour de déplacés dans leur pays.
Les évêques ont également demandé que soit mis fin aux « polarisations » et aux « grèves qui risquent de compromettre l’année scolaire et universitaire », estimant que seul l’État est en mesure de régler cette crise. Ils pressent donc le gouvernement d’assumer ses responsabilités en la matière conformément à la Constitution (NDLR : assurer la liberté de l’enseignement) et au principe de « l’uniformité législative et financière ».
En début de séance, le patriarche a rapporté aux membres du Conseil épiscopal et au Conseil des supérieurs et supérieures d’ordre présents, un rapport complet de sa visite au Qatar, où il a posé la première pierre de la première église maronite dans le Golfe.

À la veille des élections législatives, le Conseil épiscopal maronite, réuni hier à Bkerké sous la présidence du patriarche Raï, a mis en garde contre toutes les pratiques « qui dénaturent ce devoir national » et peuvent conduire la possibilité d’invalidation du scrutin. Au premier rang de ces pratiques, les évêques ont placé « l’argent électoral » ou encore « l’achat des consciences ». Suivent l’intimidation des candidats ou même leur agression, ainsi que la compétition acharnée jusqu’à l’élimination réciproque entre les candidats d’une même liste. « De telles pratiques, soulignent les évêques, abolissent la vérité de la politique comme art du bien commun. »Les évêques insistent aussi sur la nécessité d’élire des députés...
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