Selon la Banque mondiale (BM), 44,8 % des Libanais de plus de 15 ans disposaient d’un compte en banque personnel ou conjoint à fin 2017 dans une institution financière (banque, coopérative, poste ou institutions de microfinance), un chiffre en baisse par rapport à 2014 (46,9 %), lors de la dernière étude de ce type en date. Le Liban est ainsi classé 85e sur 144 pays en termes de pénétration de services bancaires, et 9e sur 16 pays de la zone MENA, où la moyenne s’établit à 47,1 %.
Bien que leur nombre soit en baisse, les Libanais ont eu davantage accès aux services bancaires (56,7 % en baisse de 5,7 points par rapport à 2014) que les Libanaises (33 %, un chiffre resté stable). Dans la zone MENA et sur la même période, ces taux sont de 56,1 % pour les hommes et 37,8 % pour les femmes.
Le manque de fonds est cité comme le principal motif avancé par 54 % des Libanais interrogés qui ne disposent pas de compte en banque, devant le fait qu’un autre membre de la famille possède un compte en banque (33 %) ; les coûts élevés des services financiers (20 %) ou encore le manque de confiance envers les institutions financières (13 %). En outre, seulement 12,1 % des Libanais qui disposent d’un compte en banque ont utilisé internet ou leur mobile pour effectuer une transaction en 2017 – contre 27,1 % pour la zone MENA.
Une partie de ces données ont été mises en avant, hier, lors de l’édition 2018 de la conférence consacrée à la promotion de l’inclusion financière dans les pays arabes à l’École supérieure des affaires (ESA, à Beyrouth), en présence notamment de la ministre libanaise d’État pour le Développement administratif, Inaya Ezzeddine, du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, et du président de l’Association des banques du Liban, Joseph Torbey.
Économie - Inclusion Financière
Baisse du nombre de Libanais disposant d’un compte bancaire
OLJ / le 28 avril 2018 à 00h00

