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Liban - Rapport Annuel

L’influence du Hezbollah, les atteintes aux libertés... Le Liban montré du doigt par Washington

Dans son rapport sur les droits de l’homme au Liban en 2017, le département d’État américain estime que les défis les plus importants sur la question, au pays du Cèdre, sont liés aux homicides arbitraires perpétrés par les forces gouvernementales et les acteurs non étatiques ; aux allégations de torture par les forces de sécurité ; aux violations des droits de confidentialité des citoyens ; aux restrictions des libertés d’expression, de presse et d’assemblée, notamment par des lois criminalisant un certain nombre de formes d’expression politique. Ces défis sont également liés à l’absence d’action de la part des autorités pour enquêter sur les abus vis-à-vis des réfugiés ; aux limites fixées à la participation politique à travers le report répété des élections ; à la corruption officielle. Si la justice permet les poursuites et les sanctions, l’application des lois demeure un problème et les officiels du gouvernement jouissent d’impunité pour les abus liés aux droits de l’homme.
Le département d’État US se penche sur le respect de l’intégrité des personnes. Il dénonce les arrestations arbitraires par l’armée libanaise de 350 réfugiés syriens à Ersal et la mort de quatre d’entre eux en détention, des suites de torture, affirment leurs familles, alors que le rapport officiel a souligné qu’ils sont décédés de mort naturelle. Il souligne par ailleurs l’influence importante du Hezbollah sur plusieurs parties du pays, tout en précisant que le gouvernement a réalisé des progrès dans le désarmement des milices. Il rappelle à ce propos les efforts de la troupe pour lutter contre l’organisation terroriste Daech à la frontière libano-syrienne. Il ajoute que ni l’armée libanaise ni les FSI n’exercent toutefois le moindre contrôle sur les camps palestiniens du pays, mis à part Nahr el-Bared. Le département US ne manque pas de dénoncer dans la foulée les conditions de détention et le surpeuplement dans les prisons du pays, de même que le nombre élevé de détenus en attente de jugement, même si les conditions de détention des mineurs ont été récemment améliorées.
Sur le plan des libertés d’expression et individuelles, le rapport US évoque notamment les intimidations et le harcèlement à l’égard de journalistes, plus particulièrement dans certaines régions « politiquement classifiées », proches du Hezbollah. Il fait également part de pressions telles à l’égard de médias, lors d’une retransmission télévisée notamment, que ces derniers sont poussés à pratiquer l’autocensure. Concernant la liberté de rassemblement, le département d’État évoque les interventions des FSI pour disperser des manifestations. Il rappelle que le 16 juin 2017, des clashs ont opposé forces de l’ordre et manifestants, lors d’un mouvement de protestation contre une nouvelle prorogation du Parlement.
Le rapport US se penche plus particulièrement sur les libertés de mouvement et sur les abus perpétrés sur les travailleurs migrants, sur les réfugiés syriens, sur les apatrides, par des membres de partis politiques ou des gangs organisés. « Le gouvernement manque de capacités et de moyens pour assurer une protection adéquate aux réfugiés », constate-t-il, dénonçant des restrictions institutionnalisées à l’égard des réfugiés syriens, leur éviction de certaines régions, leur difficulté à obtenir des permis de séjour et leur accès très limité à l’emploi.
Le département d’État US montre également du doigt les violations des libertés de participation au processus politique, de même que la corruption, liées à l’absence de contrôle gouvernemental. Il dénonce aussi les barrières à la participation des femmes et des minorités.
Enfin, le rapport US condamne les discriminations à l’égard des femmes, non seulement au sein de la famille, mais aussi les travailleuses migrantes. « Même si la loi criminalise la violence domestique, elle ne protège pas spécifiquement la femme, constate-t-il. De même, les employées de maison sont victimes de mauvais traitements, de viol parfois et de conditions de travail proches de l’esclavage ».

Dans son rapport sur les droits de l’homme au Liban en 2017, le département d’État américain estime que les défis les plus importants sur la question, au pays du Cèdre, sont liés aux homicides arbitraires perpétrés par les forces gouvernementales et les acteurs non étatiques ; aux allégations de torture par les forces de sécurité ; aux violations des droits de confidentialité des citoyens ; aux restrictions des libertés d’expression, de presse et d’assemblée, notamment par des lois criminalisant un certain nombre de formes d’expression politique. Ces défis sont également liés à l’absence d’action de la part des autorités pour enquêter sur les abus vis-à-vis des réfugiés ; aux limites fixées à la participation politique à travers le report répété des élections ; à la corruption officielle. Si...
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