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Enseignement francophone

Les trois défis qu’Œuvre d’Orient veut relever

Pascal Gollnisch, directeur d’Œuvre d’Orient, durant le coloque de Dbayé.

En partenariat avec le secrétariat général des écoles catholiques au Liban, Œuvre d’Orient vient de tenir un colloque de deux jours sur l’usage du français dans l’enseignement scolaire au Palais des Congrès (12-13 avril), en présence de Mgr Gollnisch, directeur général d’Œuvre d’Orient, de Marwan Hamadé, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, de Bruno Foucher, ambassadeur de France au Liban, et de Maha Majid Haïdar, universitaire et diplomate irakienne.
Objectif du colloque : trouver des solutions concrètes à certains défis de la francophonie et de l’enseignement catholique aux Proche et Moyen-Orient. Pour Œuvre d’Orient, ces défis sont au nombre de trois : la formation des professeurs, la mise en avant des nouvelles technologies dans l’enseignement et l’importance de consolider l’avenir des écoles catholiques aux Proche et Moyen-Orient.
« Il est rare qu’un colloque se tienne sur un thème aussi actuel, dramatiquement actuel », a relevé d’emblée Marwan Hamadé. Et pour Mgr Gollnisch, interrogé par L’Orient-Le Jour, « la francophonie est une réalité, elle existe depuis des siècles, elle permet de faire passer un certain nombre de valeurs françaises, c’est-à-dire la liberté, l’égalité, la fraternité »... Et dans le contexte fragile des Proche et Moyen-Orient, ces valeurs sont un trait d’union entre les communautés et un signe visible de leur cohabitation possible, a-t-il ajouté en substance. Et, à l’issue du colloque, le constat était unanime : les écoles francophones ont un rôle fondamental dans la reconstruction et la réconciliation au Moyen-Orient.

Les trois missions d’Œuvre d’Orient
À l’origine nommée Œuvre des Écoles d’Orient, l’association a été fondée en 1856 par des laïcs, professeurs à la Sorbonne, dans le but d’aider le service à la population et les œuvres catholiques du Proche-Orient. L’éducation a toujours été au cœur de la mission catholique, qui s’est ensuite élargie à la santé et l’action pastorale. Grâce à ses 75 000 donateurs actuels, près de 20 millions d’euros d’aides ont été distribuées en 2016 dans 23 pays différents par Œuvre d’Orient.
« Nous voulons aider les chrétiens d’Orient, non pas pour eux-mêmes, mais pour la mission qui est la leur. Les chrétiens d’Orient sont certes une minorité, mais elle est libre, porteuse d’un humanisme qui doit servir à l’ensemble des populations du Proche-Orient », a encore insisté Mgr Gollnisch à L’OLJ.


En partenariat avec le secrétariat général des écoles catholiques au Liban, Œuvre d’Orient vient de tenir un colloque de deux jours sur l’usage du français dans l’enseignement scolaire au Palais des Congrès (12-13 avril), en présence de Mgr Gollnisch, directeur général d’Œuvre d’Orient, de Marwan Hamadé, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, du...

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