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Liban - Crise Sociale

Grève d’avertissement des professeurs de l’UL dès la fin du congé pascal

Quelque 75 000 étudiants seront en congé forcé, en attendant que leurs professeurs renégocient leurs salaires.

La Ligue des professeurs à plein temps de l’UL en réunion. Photo ANI

Souterrain ou déclaré, le malaise social continue de s’exprimer à travers une cascade de grèves ou de menaces de grève. C’est ainsi que la Ligue des professeurs à plein temps de l’Université libanaise (UL, 75 000 étudiants) a annoncé hier dans une conférence de presse que ses membres seront en grève tout au long de la semaine qui suivra immédiatement le congé pascal pour réclamer la remise à niveau de leurs salaires, en fonction du rajustement et des échelons accordés par la nouvelle grille des salaires dans l’enseignement scolaire public, ainsi qu’en fonction des traitements accordés dans les universités privées. Il s’agira d’une grève d’avertissement qui sera suivie d’une grève ouverte si les professeurs n’obtiennent pas une révision conséquente de leur propre échelle des salaires. Dans ce domaine, les professeurs de l’UL aspirent à des salaires approchant ceux des juges.
Ils réclament en outre, comme l’ont fait avant eux les magistrats, que leur caisse d’entraide soit exclue des dispositions des articles 31 et 33 de la nouvelle échelle des salaires dans l’enseignement public. En vertu de ces articles, toutes les caisses d’entraide et mutuelles dans le secteur public ont été unifiées. La Ligue des contractuels à l’heure de l’UL a annoncé dans un communiqué qu’elle se solidarisait avec le mouvement de grève.

L’enseignement primaire
De leur côté, les contractuels de l’enseignement public primaire ont mis en garde contre « une volonté d’atermoiement » des ministères de l’Éducation et des Finances. Ils réclament un rajustement du salaire horaire qu’ils touchent et menacent de s’abstenir de voter si ce rajustement n’intervient pas avant la fin du mois d’avril, avec un effet rétroactif à partir de début 2018.
Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, lui, a convaincu les journaliers du centre de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) du Liban-Nord de surseoir à leur mouvement de grève pour protester contre le fait qu’ils n’ont pas été payés depuis… 18 mois. En revanche, M. Asmar a harangué les journaliers et percepteurs d’Électricité du Liban (EDL), dans les régions de Aley et du Chouf, qui ont observé un sit-in devant le sérail de Aley pour réclamer le paiement de quatre mois d’arriérés. Le député Akram Chehayeb (PSP) s’est solidarisé avec le mouvement de protestation qui porte également sur les conditions d’embauche.
Enfin, la commission représentant les contractuels dans les administrations publiques a menacé de recourir à une escalade revendicative si elle continue d’être exclue du rajustement de 3 échelons accordé aux juges. « L’application de la loi ne saurait être sélective », ont-ils fait valoir.

Souterrain ou déclaré, le malaise social continue de s’exprimer à travers une cascade de grèves ou de menaces de grève. C’est ainsi que la Ligue des professeurs à plein temps de l’Université libanaise (UL, 75 000 étudiants) a annoncé hier dans une conférence de presse que ses membres seront en grève tout au long de la semaine qui suivra immédiatement le congé pascal pour réclamer la remise à niveau de leurs salaires, en fonction du rajustement et des échelons accordés par la nouvelle grille des salaires dans l’enseignement scolaire public, ainsi qu’en fonction des traitements accordés dans les universités privées. Il s’agira d’une grève d’avertissement qui sera suivie d’une grève ouverte si les professeurs n’obtiennent pas une révision conséquente de leur propre échelle des salaires. Dans...
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