Le chef d’état-major israélien Gadi Eisenkot lors d’une cérémonie commémorant les 10 ans de la guerre contre le Hezbollah, le 19 juillet 2016 à Jérusalem. Thomas Coex/AFP/Getty
Le chef d’état-major israélien Gadi Eisenkot a déclaré, dans des interviews accordées ces derniers jours à plusieurs journaux israéliens à l’occasion de la Pâque juive, que le déclenchement d’une guerre était possible dans le courant de l’année, désignant le triptyque Iran-Syrie-Liban comme le plus important danger militaire pour Israël.
« Le plus important danger militaire pour Israël, matérialisé par le triptyque Iran-Syrie-Liban, se situe sur le front nord », a déclaré le général Eisenkot, estimant que la probabilité qu’une guerre soit conduite dans le courant de l’année était « grande ». « Il y a de nombreux signes négatifs qui laissent penser qu’une guerre éclate », a-t-il également affirmé sans donner plus de précisions.
Interrogé sur les modalités de la prochaine guerre opposant Israël au Hezbollah, le chef d’état-major israélien a expliqué que « tout ce qui sera au service du Hezbollah sera détruit, de Beyrouth jusqu’à l’extrême sud ». « De hauts immeubles où logent les membres du Hezbollah au Liban seront détruits. Les images de destruction causées par cette guerre seront sans précédent », a-t-il également affirmé. « Nous avons des milliers de cibles au Liban et nos capacités ont été multipliées par sept depuis la dernière guerre » en juillet 2006, a indiqué le général Eisenkot. « Des dizaines de brigades au sol, aidées par l’aviation, la marine et les renseignements militaires prendront part à cette prochaine guerre », a-t-il ajouté.
Selon lui, le Hezbollah, qui « vit une crise », « n’a pas les capacités d’effectuer de frappes précises ». « Ces quatre dernières années, il a perdu environ 2 000 combattants en Syrie et plus de 8 000 ont été blessés », a souligné le général israélien.
Il a en outre estimé que la probabilité que l’Iran participe à cette guerre est « très faible ». Israël voit d’un mauvais œil l’intervention militaire du parti chiite et de son parrain iranien en Syrie, et il a mené à plusieurs reprises des frappes contre des positions du Hezbollah dans ce pays voisin en guerre.
Le député du Hezbollah Nawwaf Moussaoui a condamné hier les propos du général Eisenkot, appelant les ministères des Affaires étrangères et de la Justice à porter plainte devant la Cour pénale internationale et l’Assemblée générale de l’ONU pour « intention déclarée de commettre des massacres contre les civils libanais ».
Dans la nuit de vendredi à samedi, un drone israélien s’était écrasé entre les localités de Baraachit et de Beit Yahoun, dans le caza de Bint Jbeil, au Liban-Sud, une information confirmée par l’armée israélienne qui a évoqué un « problème technique » sans plus de détails. Selon l’Agence nationale d’information libanaise, un autre drone israélien a bombardé le site du crash du premier engin, le détruisant complètement.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine