Spécial Orientation professionnelle / Édition 3

À l’École de mode, trois priorités : créativité, curiosité et recherche

27/03/2018

Créée en 2016, l’École de mode de l’ALBA offre une licence de 3 ans et envisage un projet de master. Afin de s’y inscrire, les candidats doivent réussir un concours d’entrée.
La formation couvre le prêt-à-porter et la couture, ainsi que l’accessoire. Son cursus est élaboré avec le parrainage de Rabih Kayrouz, en collaboration avec la section mode de l’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre, à Bruxelles. Celle-ci assure le transfert des compétences pédagogiques à l’École de mode de l’ALBA, contribue au recrutement des étudiants et à l’enseignement et participe aux jurys de fin d’année.
Pour les étudiants de l’ALBA, l’avantage de cette convention est la spécificité de La Cambre, qui consacre une grande part à la créativité, en complément du bagage technique. Cette pédagogie de création d’ensemble va de pair avec la vision pluridisciplinaire de l’ALBA. « La licence s’intègre dans l’enseignement général dispensé à l’ALBA et donne une couleur assez artistique », note Émilie Duval, directrice de l’École de mode. En effet, le cursus consiste en des cours artistiques et culturels, parallèlement aux cours spécialisés en stylisme.
Cinq jours par semaine sont ainsi consacrés à des ateliers de couture, de modélisme, de dessin de mode et des cours de culture artistique. Des visites et des rencontres avec des intervenants professionnels régionaux et internationaux sont aussi au programme.
Acquérir à travers les cours une vaste culture pour nourrir sa créativité, d’une part ; maîtriser différentes techniques, expérimenter et improviser pendant les ateliers, d’autre part : tous les ingrédients contribuent à une formation assez spéciale, axée sur la créativité, la curiosité et la recherche.

Pluridisciplinarité
Par ailleurs, l’École de mode de l’ALBA se caractérise par son approche expérimentale. « Nous avons la spécificité de commencer en 1re année à aller très loin dans des concepts inhabituels, affirme Émilie Duval.
On va au-delà de la silhouette classique. » Il s’agit de stimuler la créativité des étudiants, casser les préjugés et les préconçus. « Il faut travailler tout de suite à ce niveau pour pouvoir ensuite aller plus loin », insiste-t-elle. L’idée est d’aider chaque étudiant à trouver sa voie, avant de le former aux codes du langage vestimentaire et lui prodiguer une formation qui l’aidera à se professionnaliser d’une façon plus pragmatique sur le marché du travail.
Entre la 1re et la 2e année, les étudiants effectuent deux stages externes dans une maison de couture ou chez un créateur, et comme projet de licence, ils présentent une collection personnelle.
À la fin du cursus, explique Émilie Duval, ils maîtrisent des outils fondamentaux « pratiques et techniques de construction de vêtement, des outils créatifs, ainsi que des outils de présentation du travail », afin de pouvoir se positionner et s’orienter dans le domaine.
En fin de parcours, chaque étudiant aura acquis une vision personnelle et une connaissance pluridisciplinaire de son métier. Il sera capable, par conséquent, d’occuper différents postes dans le domaine.

Débouchés
Le domaine de la mode est actif. Les jeunes entreprises ont besoin d’un profil réunissant créativité et technique. Les diplômés ont ainsi la possibilité de travailler dans la haute couture ou dans le prêt-à-porter. Selon leurs affinités, ils occuperont des postes au niveau de la création, de la production ou de la presse.
En ce qui concerne la création, ils seront créateur de mode, directeur artistique, styliste, costumier ou designer textile. Le créateur de mode dessine des modèles et suit les prototypes jusqu’à leur aboutissement. Le directeur artistique dirige les choix créatifs et artistiques ainsi que le sujet des collections et définit l’image d’une marque. Le styliste compose des tenues et des silhouettes, dans le cadre d’un défilé ou d’un photo shoot. Le costumier crée les costumes de pièces de théâtre, films ou autres. Enfin, le designer textile conçoit de nouvelles matières.
En production, ils ont le choix entre modéliste et chef d’atelier. Le premier développe les toiles, confectionne et retouche les prototypes. Le second dirige l’atelier de couture.
Travailler dans la presse implique d’être rédacteur de mode ou attaché de presse. Le rédacteur présente l’actualité de la mode par la rédaction d’articles ou l’organisation de débats et de discussions. L’attaché de presse est responsable de la communication entre les marques et la presse. Il développe dossiers de presse, look books, publicités ou événements.

Difficultés
Compétitif, ce domaine accuse un rythme de travail soutenu et rapide. Ceux qui exerceront cette profession doivent être particulièrement organisés, pour une adaptation optimale.
Passionnés par ce domaine, ils seront tout autant curieux, créatifs, proactifs et persévérants. Ils devront aussi se cultiver et se tenir au courant de l’actualité ; s’intéresser aux usages vestimentaires, à l’image, à la photographie et au langage visuel. Ils doivent être prêts à effectuer des recherches, aspirer au renouvellement, questionnant les codes établis.
Enfin, comme c’est une profession qui requiert un travail d’équipe, il est important d’avoir le sens de la collaboration et de la communication.

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué