Spécial Orientation professionnelle / Édition 3

Le cinéma d’animation ouvre la voie à plusieurs métiers

Les filières innovantes
27/03/2018

L’étudiant qui souhaite acquérir une formation en animation (cinéma) peut s’inscrire en arts graphiques et publicité à l’École des arts décoratifs de l’ALBA.
En 1re année, un tronc commun offre plusieurs cours de culture approfondie en histoire de l’art, du cinéma ou de la musique, des cours de dessin pour bien développer le sens de l’observation ainsi que des ateliers dynamiques sur le langage visuel. Ces ateliers seront prodigués par des enseignants de spécialisations différentes. « Ce qu’on a rajouté cette année, c’est l’apport de professionnels de différents métiers, en photo, publicité, multimédia, animation et illustration », souligne Amandine Brenas, responsable de la filière animation.
L’un des objectifs est de permettre à l’étudiant « de tâter le terrain des divers métiers » avant d’effectuer son choix à la fin de la première année. En 2e année, il sera initié aux techniques de l’animation, la 2D et la 3D, aux prises de vue, cadrage, éclairage, montage et réalisation. En 3e année, il suivra un atelier d’animation de six heures par semaine consistant à réaliser un film à partir d’un mot-clé. Lors de cette année, les étudiants réaliseront en groupe des courts-métrages de 2 minutes.
Quant au projet de licence, il s’agit de réaliser un court-métrage individuel dans toutes ses étapes, accompagné d’un dossier de production.
Les deux années de master sont primordiales pour compléter des études en cinéma d’animation. La première année de master est basée sur de grands ateliers durant lesquels l’étudiant réalise 4 grands projets/films : le projet 3D, le projet 2D, le projet stop motion et le multiplan.
Ce passage par toutes les techniques permettra à l’étudiant d’affiner l’utilisation des compétences acquises durant les 3 années de licence.
Tous ces acquis seront mis en évidence lors de la 2e année de master qui verra la création d’un film de 5 à 7 minutes, entièrement réalisé par l’étudiant. La majorité de ces films sont envoyés aux festivals d’animation et constituent le point de départ de la carrière des nouveaux diplômés.
Dans cette filière, il s’agit donc de cinéma d’animation. « Nous ne sommes pas une école de techniques d’animation mais de réalisation, quoiqu’elle couvre tout », explique Amandine Brenas. Ainsi, l’objectif du master est de former des réalisateurs de cinéma d’animation. « L’étudiant réalise l’importance de traiter le sujet sous différents angles, d’un point de vue philosophique, sociologique, anthropologique… en fonction de l’axe», souligne-t-elle.

Les métiers et les débouchés
Les métiers dans ce domaine sont nombreux. Les diplômés peuvent être, entre autres, animateurs, monteurs, designers de caractères ou réalisateurs. Ils créeront des story-boards, des décors, ou seront responsables des couleurs ou de la direction artistique.
Par ailleurs, il est possible d’exercer cette profession dans le cadre de sociétés de réalisation de films de fiction, dans le domaine des dessins animés, des images virtuelles et de l’animation de personnages. Les studios de production publicitaire font appel également à cette profession pour la création de personnages et l’animation de textes.
Les diplômés en animation peuvent, en outre, travailler dans des chaînes de télévision dans l’habillage graphique et les génériques.
Enfin, les diplômés de l’ALBA «ont les connaissances requises pour faire leur propre dossier de production et trouver les financements pour réaliser leur propre film », assure Amandine Brenas.

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué