Spécial Orientation professionnelle / Édition 3

La robotique, un domaine pluridisciplinaire en pleine évolution

Secteur de l’informatique
27/03/2018

Depuis toujours, l’homme a rêvé de recréer un humain artificiel, et ce n’est que dans les années 70 que les robots ont vu le jour. Dotées d’une intelligence artificielle, ces machines suscitent la crainte qu’elles remplacent les humains dans le domaine du travail. Mais les roboticiens ont réussi leur pari. Aujourd’hui, le mot « robot » est sur toutes les lèvres et il est présent dans la plupart des industries, ce qui ouvre une nouvelle voie sur le marché de l’emploi. Quelle formation faut-il suivre pour se lancer dans la robotique ? Quelles compétences et exigences nécessite le métier d’ingénieur en robotique ?
Comment devenir ingénieur en robotique ?
L’ingénieur en robotique, appelé roboticien, travaille sur la conception de robots. C’est lui qui va créer la structure extérieure de ces machines, les doter d’un squelette avec un ou plusieurs membres, d’un ordinateur qui fait office de cerveau et des actionneurs qui lui donneront la mobilité pour répondre aux besoins des industries technologiques. Le robot étant un dispositif associant la mécanique, l’électronique et l’informatique, l’ingénieur en robotique doit avoir une formation scientifique poussée et être passionné par la technologie et la robotique en général.
« Selon sa spécialité et l’entreprise qui l’emploie, il doit être pluridisciplinaire et pouvoir maîtriser les trois aspects qui constituent cette machine, qui vont de la conception mécanique du robot à sa programmation et sa mise au point, ou encore son entretien », explique Raya el-Dahdah, ingénieure roboticienne à la Softbank Robotics Europe, à Paris, l’une des rares compagnies à commercialiser et industrialiser en masse la production de robots. « Ainsi, une personne bénéficiant d’une formation en génie mécanique utilisera ses compétences mécaniques pour concevoir la structure extérieure des robots et les doter d’un squelette avec un ou plusieurs membres », indique Raya el-Dahdah.
« L’informaticien s’occupera de la programmation du robot et de l’ordinateur qui fait office de cerveau pour les commandes, et l’électronicien fera le lien entre la programmation et le design mécanique et se chargera du moteur et des actionneurs qui permettront la mobilité de ces robots pour répondre aux besoins des industries technologiques », ajoute-t-elle.

Les compétences requises
« Pour exercer ce métier, il faut être passionné par l’innovation, être toujours à la pointe du progrès et surtout avoir beaucoup de passion et de patience », affirme l’ingénieure roboticienne. « La robotique étant un domaine neuf en pleine évolution, c’est sur base des essais et des erreurs que les ingénieurs avancent sur le terrain. Et souvent le travail de plusieurs mois de recherches et d’essais n’aboutit pas aux résultats attendus. Il faut alors être prêt à tout reprendre et recommencer. Et comme l’ingénieur en robotique est souvent à la tête d’une équipe qu’il doit diriger et motiver, il doit avoir des compétences managériales et faire preuve de leadership pour mener à bien les projets dont il a la responsabilité», souligne encore Mme Dahdah, précisant que c’est grâce à sa formation globale d’ingénieure en robotique à l’Université Pierre et Marie Curie, en France, qui prévoit deux années de formation générale et trois années de spécialisation en robotique, qu’elle arrive à faire l’intégration de tous les aspects de la robotique (mécanique, électrique et informatique).
Sa mission consiste également à gérer l’équipe chargée de détecter les anomalies et les défaillances dans les capteurs des robots déjà créés et mis sur le marché. Il faut alors trouver la solution au problème, repenser les trajectoires du robot et refaire les plans de câblage pour améliorer la qualité et les fonctions de la machine. Un travail dur, stressant et surtout long, qui demande beaucoup de patience et de compétences scientifiques.

Les débouchés possibles
Les débouchés dans ce domaine sont envisageables dans toutes les industries qui utilisent des machines et des robots pour automatiser certains processus sur leurs chaînes de production : l’industrie automobile, l’aéronautique, l’agroalimentaire, sans compter les secteurs pharmaceutique, de la santé, des services, le domaine médical ou encore militaire… Ils peuvent également exercer dans les laboratoires de recherche, les bureaux d’études, les ateliers de fabrication et dans les services de maintenance.

Les formations qui rentrent dans les métiers de la robotique
Le métier de la robotique peut impliquer plusieurs spécialistes : l’ingénieur automaticien, qui est à la fois technicien et concepteur de systèmes d’automatisation complexes ; le technicien en automatismes, qui connaît tout des robots, de leur conception à leur mise en service, en passant par leur maintenance ; l’ingénieur en informatique industrielle, qui est à la fois un expert en électronique et en informatique appliquées à la production industrielle ; le domoticien, chargé de l’analyse des besoins des clients, de la rédaction du cahier des charges, de l’installation et de la maintenance des appareils domotiques ; et le mécatronicien, qui crée des ensembles automatisés miniaturisés.

Quel cursus entreprendre pour devenir roboticien ?
Il faut avoir suivi un cursus scientifique, posséder un esprit scientifique et avoir surtout un bagage mathématicien, car ce ne sont que des équations mathématiques qui permettent de faire les liens entre les différentes données. Plusieurs parcours sont possibles, et le plus évident est d’obtenir d’abord un baccalauréat scientifique, de suivre une classe préparatoire scientifique et de s’inscrire à une école d’ingénieurs où il est alors possible de se spécialiser dans la robotique. La majorité des candidats à ce poste sortent d’une école d’ingénieurs, c’est-à-dire d’un niveau bac + 5.

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