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Syriens et réfugiés en France, ils ont une obsession : maîtriser la langue de Molière (3/6)

Hilal Rajoub (à gauche) et Awasha el-Mohammad lors d'un cours de français donné par la bénévole Claudette Bodin. Photo Anne ILCINKAS

« Quand deux personnes parlent ensemble, je ne comprends rien. Ça me rend triste. Mais je me suis mis en tête d’apprendre le français. »
À son arrivée en France, en octobre 2016, Hilal Rajoub, réfugiée syrienne, ne parlait pas un mot de français. Comme son mari Waël, ou encore Mohammad el-Mohammad et son épouse Awasha.
Dans le cadre du « parcours citoyen » prévu par l’État français pour les réfugiés réinstallés dans l’Hexagone, les membres de ces deux familles ont bénéficié de 200 heures de formation dans un centre spécialisé à Rodez. Mais ces quelques heures ne pèsent pas lourd, finalement, face à l’engagement d’un bataillon de bénévoles, essentiellement d’anciennes institutrices à la retraite, auprès de ces familles.
Parmi ces volontaires, Claudette Bodin, qui donne régulièrement des cours particuliers à Hilal Rajoub et Awasha el-Mohammed, à Naucelle. « Pour moi, prononcer le P, c’est difficile », lui lance Hilal, lors d’un de ces cours, avant d’essayer de faire prononcer la version arabe du « H » à Claudette.

« Nous avons démarré de zéro. Ce qui était compliqué, c’est que nous ne parlions pas un mot d’arabe. Donc on a fait du théâtre, explique Jocelyne Dufour, sophrologue et bénévole. Et puis, petit à petit, ça s’est mis à aller de plus en plus facilement, parce que chacun a fait un pas vers l’autre. »
Parmi les très bons élèves, il y a Mohammad el-Mohammad, « bluffant » dans l’apprentissage du français, selon Véronique Moretti, directrice du Centre social et culturel du Naucellois, qui souligne que ce trentenaire n’avait pourtant suivi aucune scolarité en Syrie. « Le plus important, dit-il, c’est la volonté. Avec de la volonté, on peut tout apprendre. »

« Le français pour entrer dans la société » est le troisième épisode de notre web doc « Tout recommencer au pays des 100 vallées – L’histoire de deux familles de réfugiés syriens en France ».



« Quand deux personnes parlent ensemble, je ne comprends rien. Ça me rend triste. Mais je me suis mis en tête d’apprendre le français. »À son arrivée en France, en octobre 2016, Hilal Rajoub, réfugiée syrienne, ne parlait pas un mot de français. Comme son mari Waël, ou encore Mohammad el-Mohammad et son épouse Awasha.Dans le cadre du « parcours citoyen » prévu par l’État français pour les réfugiés réinstallés dans l’Hexagone, les membres de ces deux familles ont bénéficié de 200 heures de formation dans un centre spécialisé à Rodez. Mais ces quelques heures ne pèsent pas lourd, finalement, face à l’engagement d’un bataillon de bénévoles, essentiellement d’anciennes institutrices à la retraite, auprès de ces familles.Parmi ces volontaires, Claudette Bodin, qui donne régulièrement des cours...
commentaires (1)

Attention les enfants, maîtriser une langue quelconque fusse t elle celle de Molière ou de wang tse pong ou de n'importe quel pays ne VEUT PAS DIRE SOUMISSION AVEUGLE AUX CHOIX SOCIO POLITIQUES DE CES PAYS. LA LANGUE EST UN VECTEUR DE COMMUNICATION ET NE PEUT ÊTRE EN SOI UNE ADHÉSION AVEUGLE À NIMPORTE QUOI.

FRIK-A-FRAK

12 h 09, le 28 mars 2018

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Commentaires (1)

  • Attention les enfants, maîtriser une langue quelconque fusse t elle celle de Molière ou de wang tse pong ou de n'importe quel pays ne VEUT PAS DIRE SOUMISSION AVEUGLE AUX CHOIX SOCIO POLITIQUES DE CES PAYS. LA LANGUE EST UN VECTEUR DE COMMUNICATION ET NE PEUT ÊTRE EN SOI UNE ADHÉSION AVEUGLE À NIMPORTE QUOI.

    FRIK-A-FRAK

    12 h 09, le 28 mars 2018

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