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Campus

L’entrepreneuriat social attire de plus en plus de jeunes

ÉVÉNEMENT

Dans les locaux de l’AUB, des entrepreneurs sociaux, des directeurs d’entreprise et des étudiants se sont rencontrés autour d’un même projet.

17/03/2018

Après Kaboul et Berlin, l’Entrepreneurship Club de l’AUB a accueilli le mardi 27 février la plate-forme internationale ImpACT pour une version pop-up. L’objectif de cet évènement, organisé en collaboration avec une multitude de partenaires du monde entrepreneurial, est de sensibiliser les étudiants sur l’entrepreneuriat social et leur permettre d’établir des réseaux. Cette édition locale a repris les trois axes de la plate-forme ImpACT : l’acquisition des connaissances, le développement des réseaux et l’inspiration. En outre, lors de l’exposition intitulée Inspire Impact, des start-up et des entreprises sociales ont exposé aux étudiants leurs services et produits et, revenant sur leur parcours, ont discuté des difficultés rencontrées et de l’impact social de leurs actions.
C’est ainsi que dans les locaux de l’AUB, se sont rencontrés des participants de tous bords : des entrepreneurs sociaux libanais et étrangers, des directeurs d’entreprise souhaitant s’investir dans le social, ainsi que des étudiants venant de différentes spécialisations et universités. Parmi ces derniers, certains s’y sont rendus par curiosité, désireux d’apprendre, d’autres ont profité de l’occasion pour exposer leurs idées de start-up et les élaborer, alors que quelques groupes d’étudiants ont participé en tant qu’exposants, mettant en avant les start-up qu’ils ont fondées.
Les sujets de prédilection des jeunes participants ont tourné autour de soucis liés au quotidien, mais aussi « des questions importantes à un niveau personnel », selon Ala’ Chbaro, présidente de l’Entrepreneurship Club de l’AUB, et fondatrice et PDG de la start-up WonderEd, qui travaille sur l’éducation des enfants et qui est hébergée dans le centre d’incubation de l’AUB.

Diabète et insuline
Ainsi, pour cette génération d’étudiants, il s’agit d’apporter des solutions à des problématiques en s’engageant dans le monde des start-up ou des entreprises sociales. « Peut-être les problèmes sociaux auxquels nous sommes confrontés chaque jour sont nombreux, mais il faut beaucoup d’efforts pour construire un produit durable », confie Dana Daoud, étudiante en 2e année de génie informatique et de communication à l’AUB, en évoquant les enseignements qu’elle a tirés de cet événement. Membre de l’Entrepreneurship Club de l’AUB, celle-ci a contribué à l’organisation de l’événement comme bénévole. Pour elle, c’était une occasion « de participer à la communauté entrepreneuriale » tout en souhaitant « étendre [ses] ressources et réseaux au sein de la communauté libanaise ».


(Lire aussi : L’Université Antonine forge de futur(e)s entrepreneur(e)s)


Parmi les groupes d’étudiants exposants, figure la start-up Yalla Bus, fondée il y a un an par un étudiant en génie informatique et électrique de l’AUB, Ghassan Zughaib. Ces jeunes ont créé une application sur les transports en commun, notamment les bus, leurs trajets, les horaires et les plans. Sur un autre stand, Ziad Alamé, étudiant en sciences informatiques à l’Université arabe ouverte, a représenté sa start-up, Spike, dont l’objectif est « d’aider les diabétiques à mieux vivre avec leur insuline ». Pour lui, il était essentiel d’exposer sa start-up aux entrepreneurs et aux investisseurs lors d’ImpACT Beirut, et « d’établir des réseaux avec les acteurs de l’écosystème ». Cet étudiant a ainsi conçu un appareil qui mesure le taux d’insuline, connecté à une application mobile qui envoie des notifications aux parents des jeunes diabétiques.

Durabilité
Peu importe la formation académique de celui qui souhaite s’engager dans le domaine de l’entrepreneuriat social. Dans le cadre de la sensibilisation des étudiants, grâce à des événements comme ImpACT Beirut, « on essaie de briser la stigmatisation et de dire que l’entrepreneuriat n’est pas seulement de la gestion. Donc on peut avoir différents backgrounds et être des entrepreneurs », affirme Ala’ Chbaro. Selon cette étudiante de cycle supérieur en psychologie avec une spécialité en gestion, l’équipe d’une start-up se compose souvent de la personne qui a eu l’idée, de la personne responsable des affaires et de la personne qui se charge de la partie technique.

Par ailleurs, cet événement a visé aussi le recrutement des étudiants comme stagiaires par les start-up et les entreprises sociales. « C’était un forum pour les opportunités aussi. Nous avons mis à la disposition des étudiants des experts et des dirigeants qui ne sont pas toujours disponibles. Il est rare d’en rencontrer plusieurs, rassemblés dans une même pièce », affirme Ala’ Chbaro. Pour Dana Daoud, participer à cet événement lui a permis de renouer avec d’anciens contacts. Également, ImpACT Beirut « m’a poussée à parler à de grands leaders dans notre communauté, discuter avec eux de mes intérêts et garder leur contact pour m’y référer plus tard ». Avides de connaissances et de rencontres, les étudiants se sont en effet attardés à discuter avec les professionnels ou à tisser des réseaux. « On a essayé de faciliter les choses aux étudiants en invitant des experts et spécialistes de l’entrepreneuriat social et des start-up à l’université », lance Ala’ Chbaro.
D’ailleurs, le parcours d’ImpACT Beirut ne se termine pas là. L’Entrepreneurship Club est en train de préparer actuellement sa version originale de l’événement qui s’étalera sur trois jours. Y seront abordées les mêmes thématiques, mais d’une façon approfondie, en plus de la notion de la durabilité d’un impact. « Ce sera un grand événement » qui aura lieu à la rentrée prochaine, confie Ala’ Chbaro, assurant que « les étudiants s’intéressent à ce sujet. La tendance aujourd’hui, c’est l’entrepreneuriat social ! ».



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