Photo ANI
Un des porte-parole des familles des détenus islamistes, le cheikh Ahmad Chémali, a été brièvement arrêté hier matin par les renseignements de l’armée, à Bebnine, dans le Akkar. L’annonce de cette arrestation a donné lieu à un sit-in de protestation à Mhammara (Akkar), avant que le cheikh ne soit relâché quelques heures plus tard. Aucune explication n’a été fournie sur les raisons de son arrestation.
Les familles des détenus islamistes ont intensifié leurs mouvements de contestation depuis plusieurs jours, parallèlement à une grève de la faim qu’observent des centaines de détenus qui réclament une amnistie générale. Les détenus avaient déclenché il y a une semaine à Roumieh cette grève de la faim. Pendant le week-end dernier, le mouvement s’est étendu aux prisons de Kobbé (Nord) et Jezzine (Sud).
Les détenus islamistes sont accusés d’être impliqués dans les affrontements qui avaient eu lieu en juin 2013 à Abra, dans la banlieue de la ville de Saïda, entre des islamistes menés par le cheikh salafiste Ahmad el-Assir et l’armée libanaise. Leur mouvement de protestation intervient après une déclaration, le 28 février dernier, du président de la République, Michel Aoun, qui avait assuré qu’il « ne signera aucune loi qui amnistierait les détenus condamnés – ou qui seront condamnés – pour avoir tué des soldats libanais ».


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