Nos Lecteurs ont la Parole

« La mort avant son heure »

Par Joe ACOURY
OLJ
14/03/2018

« L’awareness est l’expérience immédiate se développant avec, et participant à une transaction incessante organisme-environnement dans le présent. Bien qu’elle inclue le fait de penser et de sentir, elle est toujours basée sur les perceptions actuelles de la situation actuelle... S’attacher à maximiser le fonctionnement automatique et à minimiser l’awareness dans sa vie équivaut à accueillir la mort avant son heure », Fritz Perls.
Les politiques dysfonctionnelles font partie d’une fausse histoire d’indépendance au Liban.
Celle qui perdure selon un rapport consensuel de façade entre nos composantes. Son contenu est une donne définie surtout selon la prévalence des susceptibilités, les non-dits, les évitements, le tourbillon des subjectivités, les mêmes complexités face à tout éclaircissement, les autosécurisations multiples au nom de l’histoire de nos préservations, les qualificatifs en dernier, les incompétences plurielles, les improvisations tous azimuts, les abus divers et les interprétations aberrantes qui finissent presque toujours par réfuter la part de toute responsabilité.
Sans devoir définir les points positifs et les moyens fonctionnels d’une identité et d’une allégeance nationale transparente pour chacune de nos composantes, les vues de la diversité continuent de justifier des interprétations erronées, de chercher une forme de distanciation alors que la base des rapports dépend, bien au-delà des influences multiples, de la question des méfiances profondes, confessionnelles et communautaires réciproques.
Le citoyen est pourtant supposé être, 74 ans après l’avènement de l’indépendance du Liban, prêt à enfin grandir pour développer le propre de son appartenance commune face à des contextes régionaux même bouillonnants, et ce de façon non controversée et non conflictuelle, quelles que soient ses adhésions et aspirations intimes.
Cependant, attendre qu’on dise aux petits et aux grands quand, quoi et comment faire pour obtenir le meilleur et finalement négliger le seul chemin salutaire d’une indépendance intime, cela indique que la solution aux problèmes ne passe toujours pas par nous-mêmes.
Libanais, ne craignons plus le faux problème de disparaître. Cela nécessite d’abord d’exister ensemble effectivement, de regarder en face nos lâchetés personnelles, de passer outre aux réserves et d’apprendre de nos erreurs.
Aux jeunes qui ont choisi de rester, prière d’offrir au Liban cette authentique jeunesse du faire face. Celle qui se dévoue sans compter pour remettre en question tant d’incohérents comportements avec des raisonnements conséquents et des propositions collées à la réalité immédiate de tant de souffrances. Devenez ce phare qui reconduit la juste place et la valeur des hommes et des femmes vraiment libres pour la nation. Incarnez l’éthique et la cohérence au-dessus de toute convenance circonstancielle. Soyez les yeux et la conscience qui veillent à ce que plus jamais un citoyen ou un élu du peuple ne se permette de confondre le devoir de la citoyenneté avec un passage obligé d’erreurs et de traitements à la surface.



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