Rechercher
Rechercher

À La Une - Syrie

Le régime avance dans la Ghouta, les combats s'intensifient

Au moins 36 membres des forces prorégime ont été tués dans des frappes de la Turquie à Afrine.

Des enfants gravement blessés par les bombardements du régime contre la Ghouta orientale, près de Damas. AFP / AMER ALMOHIBANY

Les forces du régime syrien et leurs alliés ont repris samedi des secteurs périphériques de l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale, à la faveur de combats au sol qui se sont intensifiés après une campagne aérienne dévastatrice et meurtrière.

Soutenu par son allié russe, le régime de Bachar el-Assad a accentué ces derniers jours les attaques au sol contre les rebelles dans les secteurs périphériques de l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale, aux portes de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Après avoir reconquis plusieurs localités à la faveur de ces combats, le régime a repris le contrôle de 10% du secteur tenu par les insurgés, selon l'ONG. Ces nouveaux territoires conquis forment un croissant allant de l'est au sud-est de l'enclave rebelle.
"Les forces du régime ont repris le contrôle du sud-est de l'enclave rebelle, le secteur d'Al-Marj, où se trouvent notamment les localités de Nachabiyé et de Hazarma", selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
Auparavant, elles avaient notamment pris le contrôle des deux localités d'Otaya et Chifouniya, ainsi que deux bases militaires aux mains de Jaich al-Islam, l'un des groupes rebelles contrôlant l'enclave, selon la même source.

(Lire aussi : L’ONU évoque de possibles crimes contre l’humanité dans la Ghouta)

'Goûter la défaite' 
"Cette progression rapide est due au fait qu'il s'agit principalement de zones agricoles", a précisé à l'AFP M. Abdel Rahmane.

Le pouvoir syrien ne cache pas son intention de reconquérir l'ensemble de la Ghouta orientale après avoir dépêché des renforts mi-février autour de l'enclave rebelle, où quelque 400.000 civils sont assiégés depuis 2013. Les prorégime contrôlent déjà les deux tiers de la Ghouta, et les rebelles un tiers.

Evoquant "la progression de l'armée dans la Ghouta orientale", le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Ayman Soussane a assuré que "les terroristes goûteront à la défaite prochainement dans la Ghouta, comme ils l'ont connue à Alep", deuxième ville du pays.
Le scénario n'est pas sans rappeler ce qui s'est passé en 2016 à Alep, où les rebelles ont dû abandonner leurs quartiers, après un siège asphyxiant et des bombardements dévastateurs du régime et de son allié russe.

Samedi soir, le quotidien pro-étatique al-Watan rapportait également la reconquête par le régime de plusieurs localités, notamment celles de Nachabiyé et de Hazarma. "La superficie de la Ghouta (rebelle) se rétrécit", assure le quotidien sur son site Internet.
Avec l'intensification des combats au sol, les raids aériens ont diminué à la faveur d'une trêve quotidienne de cinq heures entrée en vigueur mardi, à l'initiative de Moscou.
Samedi, six civils ont péri, selon l'OSDH. Au total, 642 civils dont 152 enfants ont été tués dans la campagne aérienne d'une rare intensité lancée par le régime le 18 février. Un couloir humanitaire censé permettre l'évacuation des civils, des malades ou des blessés de la Ghouta et l'entrée de convois d'aides, est resté néanmoins vide. Au grand dam des habitants assiégés qui souffrent de pénuries de nourriture et de médicaments.

36 prorégime tués à Afrine 
Sur un autre front du conflit, dans le nord-ouest syrien, où l'enclave kurde d'Afrine est la cible d'une offensive militaire turque depuis le 20 janvier, au moins 36 combattants prorégime ont été tués dans des frappes aériennes d'Ankara dans la localité de Kfar Janna, selon l'OSDH. Ces combattants font partie de forces venues en février épauler les Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde de Syrie que la Turquie cherche à chasser d'Afrine.
Il s'agit du troisième bombardement meurtrier contre des positions des forces loyalistes en 48 heures. Jeudi, 14 combattants prorégime ont péri dans des frappes similaires.
La Turquie considère les YPG comme un groupe "terroriste", étroitement lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) engagé dans une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984. Cependant, les YPG sont soutenues par les Etats-Unis et ont été le fer de lance de la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).




Les forces du régime syrien et leurs alliés ont repris samedi des secteurs périphériques de l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale, à la faveur de combats au sol qui se sont intensifiés après une campagne aérienne dévastatrice et meurtrière.Soutenu par son allié russe, le régime de Bachar el-Assad a accentué ces derniers jours les attaques au sol contre les rebelles dans les secteurs périphériques de l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale, aux portes de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Après avoir reconquis plusieurs localités à la faveur de ces combats, le régime a repris le contrôle de 10% du secteur tenu par les insurgés, selon l'ONG. Ces nouveaux territoires conquis forment un croissant allant de l'est au sud-est de l'enclave rebelle. "Les forces du régime ont repris le...
commentaires (3)

Comment peut on demander à quelqu'un qui cherche à récupèrer son BIEN arraché par un horrible complot de laisser tomber son propre bien alors qu'il est sûr et sur le point de s'en reapproprier ? ?? Arrêtons de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.

FRIK-A-FRAK

13 h 44, le 04 mars 2018

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Comment peut on demander à quelqu'un qui cherche à récupèrer son BIEN arraché par un horrible complot de laisser tomber son propre bien alors qu'il est sûr et sur le point de s'en reapproprier ? ?? Arrêtons de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.

    FRIK-A-FRAK

    13 h 44, le 04 mars 2018

  • LES VAMPIRES AVIDES DE SANG HUMAIN SYRIEN !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 32, le 04 mars 2018

  • Donc,la trève de 5 heures par jour décidée au Conseil de Sécurité de l'ONU...n'est nullement respectée par tous, chacun avançant sa propre raison pour continuer les bombardemens, y-compris le "Saint-Héros Bachar". Car pour tous les participants à ces massacres, la vie des civils, surtout les enfants, n'a aucune valeur... C'est nous qui avons été stupides de vraiment croire que cette fois...tous ces criminels respecteraient la décision de l'ONU ! Irène Saïd

    Irene Said

    11 h 50, le 04 mars 2018

Retour en haut