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Culture - Entretien

Jean-Marie Bigard : « Ce que je raconte n’est jamais loin de la culotte, mais ça n’empêche pas la poésie... »

L’humoriste français Jean-Marie Bigard, célèbre pour ses grivoiseries, se produit pour la première fois à Beyrouth. Il donnera une représentation unique demain soir au Casino du Liban.

Jean-Marie Bigard : « Sur scène, je ne joue pas un personnage. Je suis moi-même. » Photo Coadic Guirec/Bestimage

À l’initiative de Magic Box et 2U2C, Jean-Marie Bigard se produira demain, samedi 3 mars, sur la scène du Casino du Liban. Il y présentera Il était une fois Jean-Marie Bigard : le spectacle de ma vie, une vingtaine de sketches, un best of tiré de l’ensemble de son répertoire.
« Une manière de décliner mon CV, ou encore mon identité à un public que je rencontre pour la première fois », affirme en toute simplicité l’humoriste français, joint par téléphone quelques jours avant son arrivée à Beyrouth.

La voix est éraillée mais chaleureuse. Le propos mesuré, alors qu’on s’attendait à des outrances provocatrices. Et s’il est le premier à qualifier son humour de « grossier », il réfute les termes de « vulgaire » et d’« obsédé » que ses détracteurs lui accolent. « C’est vrai que je parle cru, que j’appelle un chat un chat, mais c’est tout simplement parce que je parle de la nature humaine dans sa vérité toute nue. Alors, évidemment, ce n’est jamais loin de la culotte… Mais ça n’empêche pas la poésie. C’est du Bigard quoi ! »

Ses sketches les plus populaires
Une « poésie culottée » en somme, que ce faux cynique (il est très croyant et a une vraie sensibilité écologique) a peaufinée au fil de ses trente ans de carrière et de sa dizaine de spectacles.
Jean-Marie Bigard pratique un stand-up sans tabous. Et, forcément, ce qu’il raconte sur scène est loin de plaire à tout le monde. Beaucoup de femmes, notamment, n’apprécient pas du tout son fameux « Lâcher de salopes », l’un de ses sketches les plus populaires auprès de la gent masculine. Alors, pour se faire pardonner, ce macho qui affirme aimer les filles d’Ève leur a dédié son 10e spectacle intitulé Nous les femmes, à l’affiche en ce moment dans l’Hexagone. Il y apparaît grimé en sexagénaire flamboyante qui tape sans complaisance sur les hommes et dénonce leurs petits et gros travers. « C’est mon premier one-woman-show », s’amuse-t-il à répéter. Un tout dernier opus dont il présentera un extrait demain, sur la scène du Casino du Liban. Sinon, pour le reste, ce sera, comme il l’a dit, un florilège de morceaux choisis… par vote du public sur internet. Un public de plus de 8 millions de fans (il remplit le Stade de France et Bercy) qui apprécie le franc-parler de ce poids lourd de la scène humoristique française. Grivois assumé, « je ne joue pas un personnage, je suis moi-même », Bigard revendique le droit de « rire de tout.
Sinon on est mort ».

Le traumatisme de la naissance
Peut-il rire de la religion, lui le catholique revendiqué, qui a été reçu par le pape lorsqu’il accompagnait l’ex-président Sarkozy au Vatican? « Cela peut m’arriver, mais ce ne sont pas des sujets qui m’intéressent beaucoup. Moi, ce que j’aime, c’est mettre les gens à poil pour mieux dédramatiser leurs petites misères d’humains. Parce que là, on est tous pareils, avec les mêmes soucis et les mêmes angoisses… » À commencer par le fameux « Traumatisme de la naissance », un de ses plus célèbres sketches, inclus au menu de sa soirée libanaise, avec entre autres : « La chauve-souris », « Le film d’horreur », « Les expressions »…

N’est-ce pas un peu effrayant comme programme ? Et l’humoriste de rigoler : « Attention, âmes sensibles s’abstenir. » Lui qui pourfend la bienséance, n’y a-t-il rien qui le choque ? « Je suis choqué en général par la bêtise humaine. Et je m’en amuse. C’est d’ailleurs une de mes principales sources d’inspiration. Mais ce qui m’indigne profondément, c’est l’ardeur que met l’homme moderne à scier la branche sur laquelle il est assis. En un siècle et demi, nous avons engrangé 80 % de la pollution actuelle sur notre planète », fulmine-t-il au bout de la ligne.
Paradoxal monsieur Bigard ! Tout à la fois trivial, scatologique, sexiste et religieux, écologiste, réfléchi. Personnage controversé et cependant plus contrasté qu’il n’y paraît. Et qu’il serait intéressant de découvrir, demain, dans son « seul en scène » face à un public nouveau. Pour sa part, lui se dit « très curieux » de découvrir ce pays qu’il ne connaît pas du tout.

Billets en vente au Virgin Ticketing Box Office.


À l’initiative de Magic Box et 2U2C, Jean-Marie Bigard se produira demain, samedi 3 mars, sur la scène du Casino du Liban. Il y présentera Il était une fois Jean-Marie Bigard : le spectacle de ma vie, une vingtaine de sketches, un best of tiré de l’ensemble de son répertoire. « Une manière de décliner mon CV, ou encore mon identité à un public que je rencontre pour la...

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UNE POESIE CULOTTEE NE SURGIT QUE D,UN CERVEAU CULOTTÉ ! PLUS QUE DU VULGARISME... DE L,IGNOMINIE !!

LA LIBRE EXPRESSION DEFIE LA CENSURE

08 h 50, le 02 mars 2018

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Commentaires (1)

  • UNE POESIE CULOTTEE NE SURGIT QUE D,UN CERVEAU CULOTTÉ ! PLUS QUE DU VULGARISME... DE L,IGNOMINIE !!

    LA LIBRE EXPRESSION DEFIE LA CENSURE

    08 h 50, le 02 mars 2018

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