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Liban - Violence

Sari Abou Rahal, victime d’un drame de la jalousie

Le jeune homme est toujours aux soins intensifs. Il doit subir une seconde opération jeudi.

Sari Abou Rahal, 30 ans, se trouve toujours aux soins intensifs. Photo tirée de la page Facebook de Sari Abou Rahal

La violence n’a plus de limites au Liban. Le dernier drame en date remonte à dimanche matin. Il porte la signature de R. A. N. Ce dernier, rendu fou par la jalousie, a essayé de tuer Sari Abou Rahal, 30 ans, en lui fonçant dessus avec son véhicule tout-terrain.

Tout a commencé à la suite d’un message sur Instagram adressé en privé par Sari Abou Rahal à la petite amie de R. A. N., Zeina, dans lequel il lui explique qu’il a « quelque chose à (lui) dire » et qu’il « ne peut pas attendre le lendemain pour le faire ». Tous les trois se trouvaient dans une même boîte de nuit, à Beyrouth, la nuit précédente. Sari était en compagnie d’un ami, Nadim Hokayem.

Ayant pris connaissance du message, R. A. N., accompagné de sa petite amie, arrive comme une furie devant la maison de Sari Abou Rahal, à Zouk Mosbeh, à proximité du Dream Park. Avec sa jeep, il emboutit la voiture de Sari à plusieurs reprises avant de repartir. Alerté par le tapage, Sari appelle le concierge qui lui dit que le chauffard est reparti. Sari sort pour vérifier les dégâts. C’est à ce moment que R. A. N. revient et tente de l’écraser. Il le percute à plusieurs reprises, lui brisant le bras. Pour se protéger, Sari saute dans un caniveau se trouvant à proximité. Il arrive à peine à se relever et appelle son ami, Nadim, qui le transporte à l’hôpital Notre-Dame du Liban à Jounieh. Selon des informations rapportées par différents médias, R. A. N. aurait quitté le pays.

Hier, Sari était toujours aux soins intensifs. Des sources de l’hôpital, contactées par L’Orient-Le Jour, expliquent que le jeune homme se porte mieux, mais reste toujours dans un état critique. « On a réussi à sauver son bras de l’amputation », précisent-elle, soulignant que Sari devra subir une seconde opération jeudi « au niveau du thorax ».

L’incident a suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux. Hier, le hashtag (mot-dièse) « Justice_for_Sari » se répandait comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, les internautes réclamant la traduction en justice de R. A. N.

 « À cause d’un message sur Instagram, Sari finit à l’hôpital. Ce n’est pas juste et nous réclamons #Justice_pour_Sari », a écrit une internaute. « Le Liban devient stupide. Quelle honte », a réagi de son côté une utilisatrice de Twitter. Un autre écrit sur son compte Twitter : « Ce n’est pas Daech (acronyme arabe de l’État islamique) le plus dangereux. » Il dénonce les meurtres « pour une place de parking », ceux causés par les armes illégales et « maintenant, les terroristes qui écrasent les autres avec leur voiture pour un message envoyé sur Instagram ». « Où va-t-on? Le manque de morale et d’éducation nous conduit en enfer », conclut-il.


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La violence n’a plus de limites au Liban. Le dernier drame en date remonte à dimanche matin. Il porte la signature de R. A. N. Ce dernier, rendu fou par la jalousie, a essayé de tuer Sari Abou Rahal, 30 ans, en lui fonçant dessus avec son véhicule tout-terrain.Tout a commencé à la suite d’un message sur Instagram adressé en privé par Sari Abou Rahal à la petite amie de R. A. N., Zeina, dans lequel il lui explique qu’il a « quelque chose à (lui) dire » et qu’il « ne peut pas attendre le lendemain pour le faire ». Tous les trois se trouvaient dans une même boîte de nuit, à Beyrouth, la nuit précédente. Sari était en compagnie d’un ami, Nadim Hokayem.Ayant pris connaissance du message, R. A. N., accompagné de sa petite amie, arrive comme une furie devant la maison de Sari Abou Rahal, à Zouk Mosbeh, à...
commentaires (3)

C'est qui R. A. N????? pourquoi ne pas devoiler les noms des sauvages qui nous entourent? Doit-on toujours préserver toute atteinte injustifiée à la vie privée des criminels???

Nadine Naccache

09 h 40, le 28 février 2018

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Commentaires (3)

  • C'est qui R. A. N????? pourquoi ne pas devoiler les noms des sauvages qui nous entourent? Doit-on toujours préserver toute atteinte injustifiée à la vie privée des criminels???

    Nadine Naccache

    09 h 40, le 28 février 2018

  • LA JALOUSIE ET LA HAINE SONT DES MERES DU CRIME !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 05, le 28 février 2018

  • Ce serait plus juste de dire : "La violence n’a plus de limites". C'est malheureusement pire ailleurs... Les fous et les malades, on ne voit plus que ça, partout dans le monde...

    Soraya Naufal

    08 h 03, le 28 février 2018

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