Le bloc parlementaire du Courant du Futur, du Premier ministre Saad Hariri, a déclaré mardi qu'il prenait acte de la "détermination" du gouvernement de parachever le budget national pour l'exercice 2018.
"Nous prenons acte de la détermination du gouvernement de parachever le budget 2018 afin de régulariser la situation financière de l'Etat libanais", indique un communiqué publié à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc présidée par l'ancien Premier ministre Fouad Siniora.
Cette régularisation va permettre de "renforcer la croissance économique et contribuer à réduire les déficits", estime le texte, ajoutant qu'elle "illustre le sérieux du Liban à adopter des réformes sur les plans économique et financier". "Ceci aura un impact positif de la stabilité financière du pays, nécessaire pour s'assurer le soutien des pays frères et amis, ainsi que celui des institutions arabes et internationales", indique le communiqué.
La date de la conférence du Cèdre, qui aura lieu à Paris et consacrée au soutien économique du Liban, a été fixée au 6 avril prochain, avait annoncé un peu plus tôt le conseiller économique du Premier ministre.
Lundi, le gouvernement avait décidé d'établir une commission ministérielle pour étudier ce budget qui devra être adopté avant la fin du mandat de la Chambre en mai et ne prévoit pas de taxes supplémentaires.
En octobre dernier, le Liban avait adopté, avec dix mois de retard sur le calendrier prévu par la Constitution, sa première loi des finances après douze années passées sans budget d'Etat en raison de tensions politiques. Si cette adoption avait été saluée, notamment par les agences de notation financière, le Liban a déjà pris du retard dans le processus d'adoption du budget pour 2018.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine