Le président du Conseil supérieur chiite, le cheikh Abdel Amir Kabalan, a convenu hier que c’est à l’État, plutôt qu’aux parents, « d’assumer la responsabilité d’apporter un appui aux écoles privées », incapables de faire face à leurs obligations financières, en raison de l’entrée en application de la nouvelle grille des salaires et des six échelons qui l’accompagnent. Le dignitaire chiite s’exprimait devant une délégation de la Fédération des écoles privées au Liban conduite par le P. Boutros Azar, secrétaire général des écoles catholiques.
Prenant la parole à l’issue de l’audience, le responsable pédagogique a critiqué « une loi votée comme à notre insu », qui a mis à mal de nombreux établissements scolaires privés. « Ce ne sont pas les écoles, mais l’État qui doit assumer la responsabilité de la crise, a plaidé le P. Azar, et c’est pourquoi nous appelons le gouvernement à prendre en charge le règlement des six échelons obtenus. »
Le prêtre a mis en en garde contre la faillite des écoles privées, qui se traduirait par une vague de chômage et une crise sociale qui affecterait l’ensemble du pays. Il a en outre réclamé une réelle mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement par l’instauration d’une « carte pédagogique ».
Sur un autre plan, les enseignants du secteur public secondaire rattachés à la faculté de pédagogie de l’Université libanaise ont manifesté hier devant le siège de la faculté, à Furn el-Chebbak, réclamant une fois de plus de pouvoir bénéficier, comme leurs collègues de l’enseignement public et privé, de la nouvelle grille des salaires. Les manifestants ont fait valoir que leur contrat avec la faculté de pédagogie a été signé avant l’adoption de la loi, et que donc ils y ont droit au même titre que leurs collègues.
Liban - Grille Des Salaires
Le Conseil supérieur chiite appuie le secrétariat des écoles catholiques
OLJ / le 20 février 2018 à 00h00


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