Des dizaines de membres de la famille de détenus islamistes, qui réclament une loi d'amnistie pour leurs proches, ont organisé vendredi après-midi un sit-in sur le rond-point Abou Ali, à Tripoli, au Liban-nord.
Manifestant de manière régulière, ces familles, tout comme les mouvements islamistes et salafistes du pays, réclament l'adoption d'une loi d'amnistie générale ne souffrant d'aucune exception, en référence aux dérogations prévues par le projet de loi pour les crimes de terrorisme et ceux qui ont occasionné des victimes parmi les civils et les militaires.
Mercredi, le Premier ministre Saad Hariri avait promis qu'une loi d'amnistie allait être adoptée en faveur des islamistes "n'ayant pas de sang sur les mains".
Une course contre la montre est désormais engagée pour l'adoption de cette loi, alors que la volonté de certaines des principales composantes politiques de faire adopter ce texte avant les législatives de mai prochain se heurte aux difficultés techniques et politiques que cette loi pose.


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