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Liban - Éducation

Hamadé réclame un « armistice » pour régler la crise du secteur scolaire privé

Le vote de la nouvelle grille des salaires (loi 46) continue d’offrir un formidable défi aux pouvoirs publics, qui s’efforcent depuis des semaines d’en amortir le choc dévastateur sur le secteur scolaire privé.
Le ministre de l’Éducation, Marwan Hamadé, a demandé hier l’observation d’un « armistice » pour permettre le règlement de la crise aiguë du secteur scolaire privé. La demande figurait dans une déclaration où M. Hamadé réagissait favorablement à des propositions de règlement formulées par le patriarche maronite, le patriarche Béchara Raï, dans un entretien accordé à un grand quotidien local.
 « Ces propositions rejoignent, a-t-il affirmé, celles que j’ai moi-même faites. Elles consistent à échelonner les charges pesant sur les écoles privées, préserver les droits des enseignants et alléger le poids des majorations sur les parents. »
Le ministre a laissé entendre que le Trésor assumerait une part de ces charges, en affirmant que le règlement en perspective devra figurer dans le projet de budget 2018, ou se traduire par des crédits supplémentaires que devra approuver la Chambre des députés.
Aux dernières nouvelles, ce règlement et tout le contentieux scolaire privé devraient faire l’objet d’un Conseil des ministres extraordinaire, dont la date, selon le ministre, devrait être hâtée, « pour éviter qu’une escalade des enseignants ne compromette l’année scolaire ». La présidence de la République, apprend-on, aurait également pris conscience de l’urgence.

L’enseignement public
Mais le secteur de l’éducation privé n’est pas le seul à connaître des secousses. Le secteur public, aussi, fait face à des revendications sectorielles nouvelles. C’est ainsi que les enseignants du secondaire rattachés à la faculté d’éducation de l’Université libanaise et les contractuels du cycle secondaire public ont reçu hier l’appui de la Ligue des enseignants du public, qui a fait observer une grève dans toutes les sections secondaires de l’enseignement public, en appui à ces derniers.
On rappelle que les protestataires, dont le rassemblement sur la route du palais présidentiel à Baabda avait dégénéré en heurts avec les forces de l’ordre, entendaient faire pression sur les autorités pour obtenir le paiement des six échelons dont ils ont été privés au moment de la promulgation de la nouvelle grille des salaires. Cinq d’entre eux, qui bloquaient la route menant au palais présidentiel, avaient été arrêtés pendant quelques heures avant d’être relâchés.
Le comité de suivi des enseignants candidats ayant réussi au concours d’entrée de l’Inspection centrale (session 2015-2016) a apporté hier son appui total aux enseignants de la faculté d’éducation de l’UL.
Par ailleurs, le comité a estimé que les besoins du secteur de l’enseignement secondaire public dépassent de loin les besoins définis par les pouvoirs publics dans un décret antérieur (décret 207) et a demandé que l’examen de « l’excédent d’enseignants » enregistré durant la période 2008-2016 figure à l’ordre du jour de la Chambre des députés, et que soit fait face aux « besoins réels » du secteur.
Enfin, les contractuels de l’enseignement public ont également apporté leur appui à leurs collègues et à la grève d’appui qui a été observée hier.

Le vote de la nouvelle grille des salaires (loi 46) continue d’offrir un formidable défi aux pouvoirs publics, qui s’efforcent depuis des semaines d’en amortir le choc dévastateur sur le secteur scolaire privé.Le ministre de l’Éducation, Marwan Hamadé, a demandé hier l’observation d’un « armistice » pour permettre le règlement de la crise aiguë du secteur scolaire privé. La demande figurait dans une déclaration où M. Hamadé réagissait favorablement à des propositions de règlement formulées par le patriarche maronite, le patriarche Béchara Raï, dans un entretien accordé à un grand quotidien local. « Ces propositions rejoignent, a-t-il affirmé, celles que j’ai moi-même faites. Elles consistent à échelonner les charges pesant sur les écoles privées, préserver les droits des...
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