M. Hariri prononçant un discours au cours d’un événement du courant du Futur : « Même ceux qui portent les armes en ont désormais peur. » Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre Saad Hariri a abordé hier, en termes critiques, la querelle qui a opposé, cette semaine, le Courant patriotique libre (CPL) au mouvement Amal. « Ce qui s’est passé cette semaine devrait servir de leçon pour tout le monde, a-t-il dit. D’une part, les propos virulents ne mènent qu’aux tensions politiques. D’autre part, le recours aux armes dans les conflits politiques génère inévitablement la discorde. Et on a clairement remarqué que même ceux qui portent les armes à l’intérieur du pays en ont désormais peur. Enfin, le recours à la rue et la fermeture de routes avec des pneus brûlés sont de nature à mettre le pays en péril. »
M. Hariri faisait référence à la vidéo fuitée dans laquelle le ministre des Affaires étrangères (et président du CPL) Gebran Bassil traitait le président du Parlement (et chef d’Amal) Nabih Berry de « voyou », et aux manifestations des partisans d’Amal qui en ont résulté. Il s’exprimait au cours d’une cérémonie organisée par le courant du Futur, qu’il préside.
Le Premier ministre a rappelé que le courant du Futur a très souvent été « la cible de campagnes de diffamation et d’insultes, sans jamais faire de réaction qui porte atteinte à la dignité du pays ». « Sans retenue, nous allons tous vers le chaos, et la rue deviendra le seul arbitre dans les conflits », a-t-il souligné. Et d’ajouter : « Les Libanais n’accepteront plus que leur pays soit à la merci d’un mot par-ci, et d’une réaction par-là. Ce qu’ils veulent, c’est un regain de confiance dans le pays, dans sa sécurité et sa stabilité. J’ai confiance dans les forces politiques qui sauront se montrer à la hauteur des responsabilités que l’on attend d’elles. »


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Désormais les propos lénifiants n'y suffiront pas!
10 h 10, le 03 février 2018