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Économie

Énergies renouvelables au Liban : le ministère accélère le mouvement

Plan national
03/02/2018

Le ministère de l’Énergie et de l’Eau a récemment franchi deux étapes importantes dans l’application de son plan national pour développer les énergies renouvelables au Liban, piloté par le Centre libanais pour la conservation de l’énergie (LCEC).
Le ministre de l’Énergie César Abi Khalil a signé jeudi un contrat d’achat d’énergie éolienne avec les représentants de Hawa Akkar SAL, Lebanon Wind Power SAL et Sustainable Akkar, a confirmé à L’Orient-Le Jour le PDG du LCEC, Pierre Khoury. Ces trois consortiums ont été sélectionnés lors d’un appel d’offres annoncé par M. Abi Khalil en janvier 2017. Approuvée le 2 novembre dernier pour un montant d’environ 350 millions de dollars, la construction des parcs débutera dans deux ans dans le Akkar, près de la frontière syrienne. L’électricité, soit l’équivalent de 200 mégawatts (MW), devrait être produite à partir de début 2021. L’électricité produite sera vendue à Électricité du Liban (EDL), pour environ 0,1 dollar par kWh pendant 20 ans.

Appel à manifestation d’intérêt
« Le ministère a également lancé, le 20 janvier dernier, un appel à manifestation d’intérêt en prévision d’un nouvel appel d’offres pour l’installation de quatre autres champs éoliens, pour une capacité totale allant de 200 à 400 MW », a indiqué M. Khoury. « Nous avons communiqué sur ce lancement sur les réseaux sociaux et via notre réseau de professionnels, mais pas dans les médias », ajoute-t-il, sans préciser les raisons de ce choix. La date limite est fixée au 12 avril prochain et le choix des terrains reviendra aux sociétés intéressées, a-t-il encore ajouté.
La signature des contrats et la préparation du nouvel appel d’offres s’inscrivent dans le cadre du projet du gouvernement de porter la part des énergies renouvelables à 12 % de la demande d’électricité d’ici à 2020, pour un investissement de base estimé à 1,7 milliard de dollars. Selon M. Khoury, « ces 12 % proviendront de projets éoliens, de centrales solaires photovoltaïques, de chauffe-eau solaires, d’énergie hydroélectrique et de biomasse ». Actuellement, leur part oscille entre 6,8 % et 7 % de la consommation totale d’énergie au Liban.
Les initiatives actuelles et celles à venir s’inscrivent dans le cadre de la feuille de route « The National Renewable Energy Action Plan for the Republic of Lebanon » (NREAP), conçue par le LCEC et qui couvre la période 2016-2020. S’agissant d’énergie solaire, le gouvernement évalue en ce moment 42 offres soumises en octobre dernier suite à l’appel d’offres de janvier 2017 pour un parc photovoltaïque de 180 MW. Selon M. Khoury, il devrait choisir 12 offres de 15 MW chacune. Il est aussi prévu que le ministère annonce un nouvel appel d’offres début 2018 pour un autre parc solaire de 360 MW. Le Liban dispose également de 650 000 mètres carrés de chauffe-eau solaires, et vise le million d’ici à 2020. Leur installation est soutenue par un prêt subventionné mis en place par la Banque du Liban (BDL), à 0 % sur 5 ans, complété par une subvention de la part du ministère de 200 dollars par chauffe-eau. D’après M. Khoury, les Libanais consomment aujourd’hui environ 32 MW d’énergie solaire décentralisée. Le gouvernement table sur 100 MW d’ici à 2020.
Enfin, côté énergie hydroélectrique, le ministère de l’Énergie doit annoncer également début 2018 un appel d’offres pour produire 90 MW à partir du barrage controversé de Janné, dans la vallée de Nahr Ibrahim. Une coalition civile a notamment mis en garde contre les risques sismiques dans la région.
Le LCEC prévoit de présenter sa vision 2020-2025 durant la première moitié de 2018. M. Khoury conclut en rappelant que le développement des énergies renouvelables ne pourra pas résoudre à lui seul le déficit structurel de la production d’électricité au Liban.

P.H.B. avec S. Ro

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Stes David

Je me demande s'il y a de la place au Akkar pour ce parque d'énergie éolienne (turbines). Ca me semble plutot une source d'énergie pour les îles dans la mer ou la plaine du Bekaa. En Espagne ils ont bcp d'énergie "eolica" et il y a aussi des désavantages. Dans la plaine de la Mancha, il y a bcp de parcs , bon, mais dans les montagnes des Pyrénees d'Aragon les turbines désfigurent le paysage, et les chauve-souris et oiseaux sauvages comme les vautours tombent victimes de ces machines. C'est une bonne source d'énergie mais pas de solution magique, ca a aussi un cout écologique. J'éspère que les collines de Akkar al Atika ne vont pas etre remplis de turbines ...

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