– Le ministre de l’Agriculture, Ghazi Zeaïter, dans un communiqué : « Au nom de qui Gebran Bassil s’exprime-t-il dans ses cercles privés et porte atteinte à la dignité des Libanais ? Nabih Berry est-il voyou parce qu’il maintient ses positions courageuses pour défendre l’unité du Liban, ou les intérêts des Libanais toutes appartenances communautaires et politiques confondues, ou encore parce qu’il a gardé les portes du Parlement ouvertes, afin qu’un président puisse être élu, au moment où vous bloquiez la présidentielle », a-t-il dit en s’adressant au chef de la diplomatie.
– Boutros Harb, député du Batroun : « L’objectif derrière les propos du chef de la diplomatie Gebran Bassil au sujet du président de la Chambre Nabih Berry est d’entretenir le brasier pour pouvoir l’exploiter à des fins électorales et susciter les dissensions. Il n’est pas permis de sacrifier le mandat (Aoun) et de compromettre les législatives, afin de tirer profit du conflit CPL-Berry dans le but d’assurer les intérêts de certains candidats. »
– Chamel Roukoz, candidat à l’un des sièges maronites de Kesrouan-Jbeil et gendre du président Michel Aoun, sur son compte Twitter : « Si nous ne pouvons pas nous allier, nous devons coopérer ensemble, et si cela est également impossible, le respect mutuel s’impose. Nous vouons tout le respect à notre partenaire dans ce pays, le président de la Chambre, Nabih Berry. »
– Le bureau politique Kataëb, au terme de sa réunion : « Les polémiques entre les dirigeants placent le Liban sur une poudrière politico-confessionnelle qui menace la paix civile et augure d’un clivage profond. Nous mettons en garde contre le danger qui découle des susceptibilités qu’on attise. »
– Ali Fayad, député du Hezbollah : « Les conflits doivent rester dans leur cadre politique, parce que les efforts menés par les forces politiques pour améliorer leur influence, les équilibres politiques et leur présence au Parlement ainsi que dans les administrations sont une chose normale. Mais, si certains veulent conférer un caractère communautaire à certains conflits, ils doivent savoir que ces querelles à long terme porteront atteinte à la stabilité et ne feront que des perdants. »
– Kassem Hachem, député du bloc Berry : « Ce qui a été dit par Gebran Bassil n’est pas un lapsus. C’est le fruit d’une volonté et d’une pratique politique qui nuisent à nos dirigeants. Ce qui a été dit est honteux et ne passera pas facilement. Les propos du chef de la diplomatie ont entraîné une redistribution des cartes. Des excuses n’y changeront pas grand-chose. »
Liban
Ils ont dit... à propos de l’affaire Bassil-Berry
OLJ / le 30 janvier 2018 à 00h00


DU CHOC DES IDEES JAILLIT LA LUMIERE ! DU CHOC DE L,HEBETUDE ET DE L,ABRUTISSEMENT JAILLISSENT LA HAINE ET LE MALHEUR !
15 h 51, le 30 janvier 2018