Liban

Oghassabian : Dans l’exclusion, ce ne sont pas les femmes qui perdent mais le pays

Pat. K. | OLJ
18/01/2018

« La moitié de la société, la moitié du Parlement » ! Cette campagne conjointe des Nations unies et du ministère d’État aux Droits de la femme, financée par l’Union européenne, a été lancée hier à l’hôtel Kempinski.
Durant la séance inaugurale, la coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Pernille Kardel, a souligné que « la société devient plus forte quand les femmes prennent part à la vie politique. La démocratie est avant tout une affaire d’inclusion et de participation de tous les citoyens », a-t-elle dit, appelant « les partis politiques à inclure les femmes dans tout le processus des élections ».
De son côté, le chef de la Délégation de l’Union européenne, Christina Lassen, a donné des chiffres relatifs à la présence de femmes parlementaires en Europe. « En moyenne, le taux s’élève à 29 % et varie selon les pays. Il est de 43,6 % en Suède, 42 % en Finlande et 39,1 % en Espagne. Depuis 1953, 17 femmes ont été élues au Parlement libanais. Alors que la population libanaise est constituée à 53 % de femmes, le Parlement compte uniquement 4 femmes parmi ses 128 députés. Le Liban occupe le 185e rang, sur une liste de 191 pays, en ce qui concerne la présence de femmes dans son Parlement », a-t-elle indiqué.
Le ministre d’État aux Droits de la femme, Jean Oghassabian, a estimé dans son discours que « le Liban perd la moitié de ses capacités quand il n’inclut pas les femmes à la vie politique, en l’occurrence à la moitié de son Parlement ». « Les femmes occupent des postes partout. Elles sont présentes dans les domaines de la santé, des médias, des entreprises et de l’éducation mais elles restent loin de la vie publique. Ce n’est pas la femme libanaise qui perd quand elle n’occupe pas des postes hauts placés dans l’administration ou quand elle ne fait partie de la vie politique. Dans cette exclusion, c’est le pays qui est perdant », a-t-il poursuivi.
Rappelant que le système de quota n’a pas été adopté, il a estimé que tôt ou tard au Liban les femmes prendront le dessus. « Un regard sur les chiffres suffit. Sur les 76 000 étudiants de l’Université libanaise, 76 % sont des femmes. Ce sont elles l’avenir », a-t-il souligné en conclusion.

Pat. K.

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