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Liban - Baabda

Aoun assure que les législatives se tiendront dans les délais

Le chef de l'État minimise l'importance des querelles au sein du gouvernement.

Le chef de l’État a appelé la communauté internationale à aider le Liban à résoudre le dossier des réfugiés syriens. Photo Dalati et Nohra

Diverses questions d'actualité locale et internationale ont été évoquées par le président Michel Aoun, durant l'audience – traditionnelle de la nouvelle année – qu'il a accordée aux membres du corps diplomatique accrédités au Liban.
Dans son discours, le chef de l'État a d'emblée insisté sur la stabilité, affirmant qu'elle représente pour lui une priorité qu'il avait présentée comme telle dans son discours d'investiture. « Instaurer une stabilité a été la première étape de mon action car, sans elle, aucun progrès ne peut être réalisé dans aucun domaine », a-t-il dit, avant d'évoquer le rôle du gouvernement à ce niveau, tout en minimisant l'importance des querelles entre des composantes de l'équipe de Saad Hariri autour de certains dossiers. « L'actuel gouvernement, qui comprend tous les principaux partis politiques, a contribué à cette stabilisation, même si parfois des avis différents ont été exprimés en Conseil des ministres. Des divergences qui s'inscrivent dans le cadre de la diversité politique et qui ne font qu'enrichir la vie démocratique », a affirmé M. Aoun, qui a aussi remercié « tous les pays amis qui ont soutenu le Liban dans ses démarches vers davantage de stabilité ».
Dans le même ordre d'idées, le président a souligné l'importance de l'adoption d'une nouvelle loi électorale basée sur la proportionnelle, estimant que ce texte « va assurer une plus grande stabilité politique en permettant une représentation plus équitable » des Libanais. Il a ensuite affirmé qu'il allait « veiller à ce que les élections législatives aient lieu comme prévu en mai 2018 », avant de détailler les mesures prises et envisagées dans le cadre des réformes engagées par l'État durant la première année de son mandat. Il a ainsi rappelé le vote du budget en Conseil des ministres, soulignant cependant que l'économie reste « le chemin le plus difficile à parcourir car le Liban croule depuis plusieurs années sous les dettes ». Il est également revenu sur la victoire de l'armée « contre les groupes extrémistes qu'elle a réussi à chasser du territoire libanais », avant d'évoquer les nominations administratives qui ont « permis à l'État de retrouver une certaine vitalité et de développer une nouvelle approche dans la façon de travailler ».

Le dossier des réfugiés
M. Aoun, qui a remercié le pape François pour « sa totale compréhension de la situation au Liban et son appréciation des efforts déployés par Beyrouth sur le dossier des personnes déplacées, a rebondi sur la question pour souligner que » le besoin de résoudre le problème des réfugiés syriens est devenu plus qu'urgent au Liban « et pour appeler la communauté internationale à faciliter le retour de ces personnes chez elles ». En effet, a déclaré le président, « le problème des personnes déplacées constitue un fardeau lourd à porter à tous les niveaux : économique, social et sécuritaire (...). La plupart des personnes déplacées vivent dans un environnement sanitaire et social malsain en dépit de toutes les prestations des institutions internationales et libanaises. Nous sommes incapables d'améliorer leur situation puisque nos ressources sont limitées. Étant donné qu'aucune solution ne semble se profiler à l'horizon, je profite de cette occasion pour réitérer notre appel à la communauté internationale et aux Nations unies pour les aider à retourner en toute sécurité dans leur pays ».
Commentant par ailleurs la décision du président américain, Donald Trump, de transférer l'ambassade des États-Unis à Jérusalem, M. Aoun a estimé qu'il n'y avait « pas de doute que chaque État a le droit de décider du lieu de son ambassade, mais choisir Jérusalem (...) éloigne les possibilités de paix et ravive l'incendie en Orient ».
Le chef de l'État a conclu son discours en plaidant pour la préservation du modèle libanais. « Le modèle libanais est l'antithèse du racisme et de l'unilatéralisme. Il est l'exemple même du pluralisme et de la diversité. Un pays où l'on peut être soi-même tout en respectant et en s'enrichissant de la différence de l'autre. Sa préservation et sa protection constituent une nécessité et un besoin pour le monde entier », a-t-il dit, avant de rappeler qu'il avait soumis, lors de la réunion de l'Assemblée générale des Nations unies, en septembre dernier, « la nomination du Liban pour être un centre permanent de dialogue entre les différentes civilisations, religions et races ». « Je renouvelle cette (demande de) nomination aujourd'hui devant vous », a-t-il insisté, en rappelant que le pape avait appelé « la communauté internationale à assumer sa responsabilité à partir du Liban, afin que ce pays bien-aimé demeure, comme dit Sa Sainteté, un message de respect et de coexistence, un modèle à suivre, pour la région et le monde entier. » Rappelons que le pape avait tenu ces propos devant les membres du corps diplomatique qu'il avait reçus au Vatican le 9 janvier.
S'exprimant au nom du corps diplomatique, le chargé d'affaires de la nonciature apostolique, Mgr Ivan Santus, a indiqué dans son discours que « les Libanais témoignent des valeurs de justice, de coexistence et de modération, là où ils se trouvent dans le monde », avant de rendre hommage au chef de l'État pour sa gestion de la crise politique née de la démission-surprise du chef du gouvernement, Saad Hariri, à partir de Riyad, en novembre dernier.

Diverses questions d'actualité locale et internationale ont été évoquées par le président Michel Aoun, durant l'audience – traditionnelle de la nouvelle année – qu'il a accordée aux membres du corps diplomatique accrédités au Liban.Dans son discours, le chef de l'État a d'emblée insisté sur la stabilité, affirmant qu'elle représente pour lui une priorité qu'il avait présentée comme telle dans son discours d'investiture. « Instaurer une stabilité a été la première étape de mon action car, sans elle, aucun progrès ne peut être réalisé dans aucun domaine », a-t-il dit, avant d'évoquer le rôle du gouvernement à ce niveau, tout en minimisant l'importance des querelles entre des composantes de l'équipe de Saad Hariri autour de certains dossiers. « L'actuel gouvernement, qui comprend tous les principaux...
commentaires (2)

DE QUELLES LIBRES ET DEMOCRATIQUES LEGISLATIVES PARLE-T-ON A L,OMBRE D,ARMES AUX MAINS D,UNE SEULE COMMUNAUTE ? C,EST DE LA BLAGUE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

18 h 58, le 17 janvier 2018

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Commentaires (2)

  • DE QUELLES LIBRES ET DEMOCRATIQUES LEGISLATIVES PARLE-T-ON A L,OMBRE D,ARMES AUX MAINS D,UNE SEULE COMMUNAUTE ? C,EST DE LA BLAGUE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 58, le 17 janvier 2018

  • surement que aoun dit vrai. il sait tres bien que tot ou tard le " deal" passe avant & apres son election prendra le dessus sur tte autre consideration .

    Gaby SIOUFI

    10 h 55, le 17 janvier 2018

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