Ghassan Hasbani levant le voile sur la plaque des nouveaux locaux de NOD Liban, en présence des Dr Antoine Stéphan (à gauche) Raymond Sayegh. Photo Michel Sayegh
Le ministre de la Santé, Ghassan Hasbani, a exprimé hier l'appui de son ministère au Comité national pour le don et la greffe des organes et des tissus (NOD Liban), affirmant sa « volonté de le soutenir par tous les moyens possibles pour l'aider à atteindre son objectif principal, à savoir l'autosuffisance ».
Pour ce faire, M. Hasbani a déclaré avoir décidé d'accorder à NOD Liban, dans les plus brefs délais, « la contribution financière décidée pour éviter que le Programme national pour le don et la greffe des organes et des tissus humains ne soit vidé de son contenu comme ce fut le cas de 2014 à 2016 », lorsque le budget alloué à NOD Liban a été suspendu. « Je vais aussi moderniser les critères et les garde-fous adoptés dans la commission d'éthique » pour le don d'organes, a-t-il ajouté au cours de la cérémonie d'inauguration des nouveaux locaux de NOD Liban, désormais situés dans les anciens locaux de l'ordre des médecins, à Baabda.
« Nous allons également amender les lois en vigueur pour qu'elles puissent accompagner le travail du comité et l'évolution du niveau du Programme national, a poursuivi M. Hasbani. Le don d'organes sera également intégré dans la stratégie de santé du ministère. »
Affirmant être convaincu de « la nécessité de faire réussir et évoluer ce programme malgré tous les défis », M. Hasbani a promis de se pencher sur « le projet financier présenté par NOD Liban ». « Nous allons lui accorder le budget nécessaire pour pouvoir augmenter le nombre des effectifs et former les commissions nécessaires pour permettre au programme national d'évoluer et de s'aligner sur les programmes internationaux », a-t-il insisté.
Le président de l'ordre des médecins, Raymond Sayegh, a pour sa part mis l'accent sur le don d'organes, « un miracle en soi, qui a permis à la science de vaincre la souffrance continue » des patients qui ont besoin d'un organe. « À l'ordre des médecins, nous aspirons pour que la culture du don d'organes soit transcommunautaire et transrégionale pour atteindre le stade où tout un chacun devient donneur », a-t-il ajouté.
Passant en revue l'évolution du don et de la greffe des organes et des tissus depuis 1990, le Dr Sayegh a affirmé que « ces progrès restent à leurs débuts en comparaison avec les pays européens ». « Nous avons besoin du soutien continu du gouvernement pour moderniser les lois, protéger les bases éthiques et œuvrer à répandre la culture du don », a-t-il noté. Et de conclure : « À travers ce centre, nous voulons porter notre engagement pour le don d'organes, pour la médecine de qualité, la médecine humaine et la culture de la vie. C'est l'objectif de toutes nos études de médecine. »
Le vice-président de NOD Liban, Antoine Stéphan, a passé en revue les principales réalisations du comité depuis sa création en 1999, soulignant que « pour assurer une meilleure qualité de vie aux patients » sur la liste d'attente, le comité espère que le nombre des donneurs augmente pour atteindre trente à quarante donneurs par an.
De son côté, Maguy Aoun, journaliste et membre de NOD Liban, a mis l'accent sur les principales activités organisées par le comité au fil des ans pour améliorer la sensibilisation au don d'organes.


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