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Immigration : Trump conteste avoir parlé de "pays de merde"

Etats-Unis

C'est, comme souvent, via Twitter et à l'aube que le locataire de la Maison Blanche a réagi à cette nouvelle polémique sur ses propos, qualifiés de "choquants et honteux" par l'ONU.

OLJ/AFP
12/01/2018

Le président américain Donald Trump a contesté vendredi avoir utilisé, lors d'une réunion sur l'immigration, l'expression "pays de merde" qui a suscité une vague d'indignation aux États-Unis et à travers le monde.
C'est, comme souvent, via Twitter et à l'aube que le locataire de la Maison Blanche a réagi à cette nouvelle polémique sur ses propos, qualifiés de "choquants et honteux" par l'ONU.

S'appuyant sur des personnes présentes lors de la réunion de jeudi à la Maison Blanche, plusieurs médias américains ont cité le président dénonçant l'immigration en provenance de "pays de merde" tels que Haïti ou des pays africains. "Le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés", a répondu le milliardaire.

 

 

Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison Blanche n'avait pas contesté ou démenti.
"Certaines personnalités politiques à Washington choisissent de se battre pour des pays étrangers, mais le président Trump se battra toujours pour le peuple américain", avait-elle simplement répondu par la voix de son porte-parole.
Cette polémique intervient au moment où Donald Trump tente de se poser en négociateur en chef sur le dossier - politiquement sensible - de l'immigration.

 

(Lire aussi : Jeunes sans-papiers : la justice s'en mêle, Trump scandalisé)

 

Les "Rêveurs" et le mur
Au cœur des débats: la régularisation de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux États-Unis, et dont le statut temporaire accordé sous Barack Obama a été supprimé en septembre.

Quand M. Trump a abrogé le programme Daca, qui a permis à 690.000 jeunes sans-papiers de travailler et d'étudier en toute légalité, il avait donné jusqu'à mars au Congrès pour trouver une solution pérenne pour ces clandestins connus sous le nom de "Dreamers" (Rêveurs).

Mais il a lié toute régularisation à son projet de mur à la frontière avec le Mexique, auquel les démocrates se sont jusqu'à présent opposés fermement, le chantier étant pour eux un symbole xénophobe.

Outre la réalisation de cette promesse de campagne, M. Trump réclame deux autres contre-parties: la suppression de la loterie annuelle de cartes vertes, et une réforme de l'immigration légale pour réduire le rapprochement familial.
"Je veux un système d'immigration fondé sur le mérite et des gens qui aideront notre pays à aller de l'avant", a-t-il martelé vendredi, dénonçant avec force le projet qui lui avait été présenté la veille. "Je veux la sécurité pour notre peuple", a-t-il asséné.
"Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ?", a demandé le président Trump lors des discussions jeudi, selon le Washington Post, qui cite plusieurs sources anonymes.
Selon elles, M. Trump faisait référence à des pays d'Afrique ainsi qu'à Haïti et au Salvador, expliquant que les États-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège.
"Pourquoi avons-nous besoin de plus d'Haïtiens ?", aurait encore demandé le président.

Membre du Congrès américain, le démocrate Luis Gutierrez a réagi en déclarant: "Nous pouvons dire maintenant avec 100% de certitude que le président est un raciste qui ne partage pas les valeurs inscrites dans notre Constitution".

Sa collègue républicaine Mia Love, d'ascendance haïtienne, a jugé dans un communiqué ces propos "désobligeants" et "inacceptables" de la part du président américain.
"Si c'est confirmé, il s'agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des États-Unis. Désolé, mais il n'y a pas d'autre mot que +racistes+", a déclaré vendredi à Genève Rupert Colville, porte-parole du Haut commissariat pour les réfugiés.
Ces propos montrent le "pire côté de l'humanité, en validant et encourageant le racisme et la xénophobie", a-t-il asséné.

 

 

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Et on sait tous qui sont ces gens là , ses favoris .

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