En voyant aujourd'hui les Libanais tiraillés et écartelés entre leur soutien sans faille à l'Arabie saoudite et leur fidélité indéfectible à la République islamique, quatre discours qui incarnent une vision différente de la vie, du combat et de l'affrontement me reviennent en mémoire. Celui de Joseph Goebbels, l'austère ministre de la Propagande du IIIe Reich, qui justifie le ravitaillement défaillant de la capitale en claironnant que les Berlinois préfèrent avoir des canons plutôt que du beurre sur leurs tartines. Quelques jours plus tard, ce même Joseph Goebbels s'écriera devant un Thomas Mann ébahi : « Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver. » Thomas Mann est parti en exil, et des années plus tard, Goebbels s'est suicidé, mais entre-temps des millions de personnes sont mortes. À l'autre bout de l'Europe, Millan Astray, le fondateur des tercios de la Bandera, la légion étrangère espagnole, s'est quant à lui rendu célèbre avec son « Viva la muerte » crié à pleins poumons devant des étudiants de l'Université de Madrid. Il ne savait sûrement pas en 1939 que ce n'était pas un slogan qu'il hurlait mais bien un programme qu'il définissait. Enfin Sadate, le raïs, le berger immolé qui, dans un discours certes imagé mais très significatif, a donné le choix à son peuple entre la ta3miya (les fèves) ou le frakh (le poulet). Il a payé la viande que les Égyptiens mangent au prix de sa vie.
Tout cela pour dire qu'aujourd'hui comme hier, ces clivages sont toujours d'actualité et qu'il est plus que jamais demandé de choisir entre le sacrifice prôné par Goebbels, la glorification de la mort, comme le disait Astray, ou tout simplement vivre décemment avec tout ce que cela implique comme prix à payer. Beaucoup de Libanais ont choisi, d'autres tout aussi nombreux ont aussi choisi, mais qui écoute-t-on alors ? « That is the question », aurait dit Shakespeare.
Certes, la guerre civile s'est terminée sur un consensus qui n'est pas loin de rappeler le concept de la paix des braves et tous les Libanais, forts de leur douloureuse expérience passée, se sont mis à rêver d'un Liban où chacun aura sa part de justice et d'égalité dans un État de droit. Ce ne fut pas le cas, et aujourd'hui, presque trois décennies après la fin des combats, beaucoup de Libanais ont l'impression de vivre dans un pays où toutes les institutions publiques et sécuritaires sont régies dans l'ombre par une sorte de force obscure, toute-puissante, omniprésente, tentaculaire, une sorte de marionnettiste qui tire les ficelles du pays et des organismes officiels. Ce qui s'est passé il y a quelques années, le 7 mai, est un exemple de cet état de fait insupportable. Tout aussi insupportable est ce qui s'est passé à l'Université Saint-Joseph, où la liberté d'expression dans sa plus simple expression est menacée. Encore insupportable est l'ingérence iranienne, le rôle attribué par Téhéran à certains Libanais, qui n'est pas loin de rappeler le rôle attribué jadis par Moscou aux Cubains d'Afrique ; toujours insupportable le fait d'impliquer tous les Libanais dans des guerres régionales en tirant des missiles sur la capitale d'un pays où travaillent des centaines de milliers de leurs concitoyens... Oui, insupportable est le mot pour qualifier cette vassalisation du Liban qui, lentement mais sûrement, est en train de devenir une satrapie aux confins de l'empire. Icare s'est tellement approché de la vérité que la cire de ses ailes a fondu et il s'est écrasé. Dans notre cas à nous, c'est plutôt de l'erreur qu'on est en train de s'approcher.


SANS RECONCILIATION NATIONALE VERITABLE , ne sa'ttendre a rien de bien ni de definitif . LA RECONCILIATION NATIONALE requiert 2 conditions - une 3 eme n'y a pas sa place : 1--declarations publiques unitaires DEMANDANT PARDON au peuple libanais , emanant de TOUTE personne ayant participe a la guerre libanaise depuis 1967 a ce jour, TOUTES les guerres libanaises ET ayant eu lieu SUR notre sol, Y ayant partcipe directement ou indirectement, par procuration ou autre , personnes physiques et morales( les partis ) 2-- pareil PARDON demande par TOUS ceux qui ont fait main basse sur les finances publiques- pretes noms inclus) 3-- desistement publiquement declare aux personnes impliquees au # 1 & 2 ci-haut de toute activite politique, financiere , municipale ou autre 4--deboucher sur une comprehension UNIQUE , une VISION unique de notre Liban, Basees sur LA SEULE REGLE GENERALE: AUCUNE ALLEGEANCE A : a- personne etrangere b- pays etranger ( y compris arabes ) c- IDEE , IDEOLOGIE, THEORIE ETRANGERE , REVOLUTIONNAIRE, LIBERATRICE DE JERUSALEM pr ex.... SINON... continuons a rever . Ca reste possible
13 h 19, le 09 janvier 2018