La délégation du Rassemblement de concertation des mohafazats, hier, à Baabda, en compagnie du président de la République. Photo Dalati-Nohra
Le président de la République Michel Aoun a affirmé hier qu' « il œuvrera pour mettre fin à l'abandon et la privation dont souffrent toutes les régions libanaises sans exception, parce qu'il s'agit d'une seule et même souffrance pour tous les Libanais ». Le président Aoun a tenu des propos en ce sens lors de la visite au palais de Baabda d'une délégation du Rassemblement de concertation des mohafazats, présidée par le président du Conseil national de l'audiovisuel, Abdel Hadi Mahfouz.
M. Aoun a salué l'esprit d'ouverture adopté par le Rassemblement de concertation et « qui vise à faire de tous les Libanais des citoyens égaux ». « Nous avons abordé deux sujets qui peuvent nous mener vers l'État civil, à savoir la suppression du sectarisme politique et l'élaboration d'un système éducatif non sectaire basé sur les valeurs de la citoyenneté, de la démocratie et des devoirs à l'égard de l'État et de l'histoire », a-t-il ajouté.
« En ce qui concerne les régions délaissées, nous devons commencer par mettre un terme à l'économie rentière et favoriser une économie productive, afin d'aboutir à un nouveau système économique dont bénéficieraient toutes les régions », a estimé le président Aoun. Se prononçant sur la crise des réfugiés syriens, il a rappelé qu' « il avait proposé depuis des années déjà d'accueillir uniquement les déplacés en situation de besoin humanitaire urgent, parce que le Liban n'a pas les moyens d'accueillir le nombre de déplacés qui se trouvent aujourd'hui sur le territoire libanais ».
De son côté, M. Mahfouz a rappelé que « le Rassemblement de concertation des mohafazats représente toutes les composantes libanaises et il est fondé sur l'idée de l'État civil, la citoyenneté et la justice sociale ». « Nous saluons les prises de position du président de la République, notamment en ce qui concerne la crise déclenchée par l'annonce de la démission du Premier ministre Saad Hariri depuis Riyad, ainsi que celle prise à l'égard de la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël », a-t-il ajouté.
Le président de la République a par ailleurs accordé audience au président de l'Inspection centrale, Georges Attié, devant lequel il a mis l'accent sur le renforcement du contrôle exercé par l'organisme pour faire respecter le bon fonctionnement des administrations et des institutions publiques.
Il a également reçu le nouvel ambassadeur du Liban en Turquie, Ghassan Moallem, et la nouvelle représentante du Liban à l'ONU, Amal Moudallali, en passe de rejoindre leurs postes.


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