Le Conseil d'Etat libanais a ordonné jeudi l'arrêt pour une durée de deux mois des travaux dans le cadre du projet d'édification de deux ponts en L au niveau de Jal el-Dib, au nord de Beyrouth, rapporte la chaîne LBCI, qui a obtenu une copie de la décision de justice.
Le CE a rendu sa décision après un recours présenté par le waqf de l'église Mar Abda de Jal el-Dib, et un groupe de riverains menés par une habitante, Jacqueline Azar.
"Sachant que les requérants réclament la suspension de la décision 111/2017 émise par le Conseil des ministres le 4 mai 2017 et du décret 1102/2017 publié dans le journal officiel le 27 juillet 2017, (...) il s'est avéré que la poursuite du projet pourrait porter un grave préjudice à la partie requérante et que la requête se base sur des motifs sérieux et importants. (...) C'est pourquoi le CE a décidé la suspension de la décision contre laquelle le recours a été présenté pour une durée de deux mois", peut-on lire dans la décision du CE.
Cette suspension doit être appliquée au plus tard d'ici un mois, afin de donner du temps pour contester cette décision.
Un premier pont en L est prévu pour assurer l'entrée à Jal el-Dib pour les automobilistes venant de Jounieh. Il doit prendre naissance au niveau de la voie d'autoroute reliant Jounieh à Beyrouth et passer au-dessus de l'autre voie de l'autoroute (direction Beyrouth-Jounieh) avant de redescendre au niveau de la rue Émile Salhab, à Antélias. Concernant la sortie de Jal el-Dib vers l'autoroute (en direction de Beyrouth), un second pont en L devrait s'élever au niveau de la rue principale de la localité et enjamber l'autoroute avant de tourner vers la gauche, en direction de la voie menant vers la capitale.
En août dernier, plusieurs habitants des localités d'Antélias et de Naccache, dans le Metn, s'étaient rassemblés à Jal el-Dib, à l'appel de la municipalité d'Antélias-Naccache, pour protester contre le projet.
Pour mémoire
Le CE a rendu sa décision après un recours présenté par le waqf de l'église Mar Abda de Jal el-Dib, et un groupe de riverains menés par une habitante, Jacqueline Azar.
"Sachant que les requérants réclament la suspension de la décision 111/2017 émise par le Conseil des ministres le 4 mai 2017 et du décret 1102/2017 publié dans le journal officiel le 27 juillet 2017, (...) il s'est avéré que la poursuite du projet pourrait porter un grave préjudice à la partie requérante et que la requête se base sur des motifs sérieux et importants. (...) C'est...


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