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Moyen Orient et Monde

La guerre contre l’EI en Syrie sera « gagnée d’ici à mi, fin février », promet Macron

Conflit

« Bachar est l'ennemi du peuple syrien. Mon ennemi, c'est Daech » , affirme le président français.

OLJ
18/12/2017

Emmanuel Macron a estimé, lors d'une interview diffusée hier sur la chaîne de télévision France 2, que la guerre en Syrie contre le groupe État islamique (EI) sera « gagnée d'ici à mi, fin février », mais qu'il « faudra » alors parler au président Assad.
« Le 9 décembre, le Premier ministre irakien (Haïdar el-Abadi) a annoncé la victoire face à Daech (acronyme arabe de l'EI, NDLR) et je pense que, d'ici à mi, fin février, nous aurons gagné la guerre en Syrie », a déclaré M. Macron lors de l'émission Entretien spécial de Laurent Delahousse sur France 2. M. Macron avait déjà indiqué il y a quelques jours que les opérations militaires contre l'EI allaient se poursuivre jusqu'à « mi, fin février » en Syrie, contredisant ainsi la Russie qui a affirmé ce pays « totalement libéré » de l'EI.
Le président a par ailleurs estimé qu'il « faudra parler » avec le président syrien Bachar el-Assad, dont le départ immédiat est réclamé par de nombreux opposants. « Bachar est l'ennemi du peuple syrien. Mon ennemi, c'est Daech », a souligné le président. « Bachar el-Assad sera là. Il sera là aussi car il est protégé par ceux qui, sur le terrain, ont gagné la guerre aussi, que ce soit l'Iran, la Russie, donc on ne peut pas dire qu'on ne veut pas parler avec lui ou ses représentants », a-t-il martelé. « Donc il faudra parler à Bachar et à ses représentants », a poursuivi le président, soulignant que cela n'empêchera pas le dirigeant syrien, accusé de nombreuses exactions, de « répondre de ses crimes devant son peuple, devant la justice internationale ».

Le modèle libanais
« Dans le processus que la France souhaite voir émerger en début d'année prochaine, il y aura des représentants de Bachar, mais je souhaite aussi et surtout qu'il y ait des représentants de toutes les oppositions, y compris de ceux qui ont quitté la Syrie pour leur sécurité à cause de Bachar et non de Daech », a ajouté M. Macron.
Emmanuel Macron a également esquissé ce à quoi ressemblerait la Syrie d'après la guerre, en préservant les équilibres. « Le Liban, c'est le seul modèle pluraliste réussi dans la région, c'est de ça que nous devons nous inspirer. »
Déclenché en 2011 avec la répression de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie a fait plus de 340 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.
Source : AFP

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CONTRE L,E.I.... ET CONTRE BASHAR ?

gaby sioufi

Bachar est l'ennemi du peuple syrien. Mon ennemi, c'est Daech » , affirme le président français.

ainsi dit, macron ne s'enlise pas, ne promet rien aux syriens ( peuple ) .PIRE,
il confirme qu'il n'a plus a faire la-bas vu que SON ENNEMI n'existe presque plus
le peuple syrien lui ? ben qu'il se demerde avec SON ENNEMI A LUI .

quant au liban , ben C un satisfecit qu'il enonce- ca me rappelle celui de PRESQUE tous les politiques libanais s'agissant de la situation libanaise passee, presente et future.


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