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Mort suspecte d'un chef de l'ONU: projet de résolution pour relancer l'enquête

AFP
06/12/2017

Un projet de résolution a été distribué mercredi aux 193 membres de l'Assemblée générale de l'ONU pour les pousser à coopérer et relancer l'enquête sur la mort suspecte en 1961 en Afrique du Suédois Dag Hammarskjöld, alors secrétaire général de l'ONU, selon des diplomates.

Le texte, obtenu par l'AFP, souligne "qu'une nouvelle enquête ou des investigations sont nécessaires pour établir les faits". Il exhorte "tous les Etats membres à remettre tous les documents utiles en leur possession" et à ceux qui en ont "de désigner une personnalité indépendante de haut rang pour étudier les archives de leurs services de renseignement, de sécurité et de défense". Le projet réclame aussi au patron de l'ONU d'étudier la possibilité de centraliser toutes les informations liées à cette affaire.
Un vote sur ce projet initié par la Suède est attendu fin décembre.

Dag Hammarskjöld, deuxième secrétaire général dans l'histoire de l'ONU, avait été tué le 18 septembre 1961 quand son DC-6 s'était écrasé près de Ndola, en Rhodésie du Nord, l'actuelle Zambie. Il était alors en route pour négocier un cessez-le-feu pour la province du Katanga au Congo, riche en minerais. Quinze autres personnes sont décédées dans ce crash d'avion.

Deux enquêtes avaient conclu à une erreur de pilotage. Mais depuis 2014, de nouvelles investigations ont réorienté les recherches vers la théorie du complot. En octobre dernier, un nouveau rapport de l'ONU a estimé qu'une attaque délibérée contre son avion est "plausible" et l'avion a pu être abattu "lors d'une attaque directe" ou "qui a poussé les pilotes à détourner leur attention".

A l'époque, des rebelles katangais, opposés à l'indépendance de la colonie belge du Congo, auraient pu avoir davantage de moyens aériens que le seul jet de type Fouga qui leur était connu.
Russie, Afrique du Sud, France, Belgique ou Etats-Unis pourraient avoir encore des archives confidentielles non communiquées.

Interrogé, le ministère français des Affaires étrangères a assuré que "la France était attachée à ce que toute la lumière soit faite sur ce drame". Les archives diplomatiques françaises sur ce dossier "sont accessibles", a ajouté le ministère.

La mort de M. Hammarskjold est survenue "il y a longtemps, mais il est important pour les familles des victimes comme pour l'ONU (...) d'avoir la vérité", avait souligné en octobre la cheffe de la diplomatie suédoise, Margot Wallstrom. Selon elle, il y a peut-être encore "des choses que des pays ne veulent pas révéler".

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