L'épreuve de force se poursuit entre la direction de la banque Saradar SAL et un groupe d'employés qui avaient été licenciés après la fusion entre la Banque de l'industrie et du travail (BIT) et la Near East Commercial Bank (NECB), laquelle devait donner naissance à Saradar Bank SAL, en juin dernier.
La Confédération générale des travailleurs au Liban, qui soutient la cause des employés licenciés, onze au total, a organisé hier un deuxième sit-in devant le siège de l'établissement bancaire à Achrafieh, avenue Charles Malek, en présence de son président, Béchara Asmar. Ce dernier a notamment annoncé que la centrale syndicale maintiendra les mouvements de protestation jusqu'à ce que les indemnités soient payées aux employés licenciés. Vendredi, M. Asmar, qui a également participé à un sit-in devant les locaux de la banque à Saïfi, avait fait état d'une volonté de recourir à l'escalade.
De son côté, la Saradar Bank a réaffirmé, dans un communiqué envoyé à L'Orient-Le Jour, agir « dans le cadre des lois en vigueur ». Elle a souligné qu'elle était « présente à toutes les sessions de médiation qui se sont tenues auprès du ministère du Travail en présence du directeur général du ministère, aux fins de trouver une solution à l'amiable » au conflit avec les employés licenciés et qu'elle a « fait montre d'une coopération extrême ». « La proposition du ministère du Travail ne reconnaît aucun droit aux employés licenciés à des indemnités résultant du protocole conclu (avec la Fédération des syndicats des employés de banques) et dont la durée a expiré », ajoute le communiqué, précisant que « toute proposition du ministère du Travail (qu'elle soit dans l'intérêt des employés ou de l'employeur) ne revêt aucun caractère obligatoire, vu que la décision finale relève du conseil des prud'hommes à Beyrouth, auquel les employés concernés se sont déjà référés ».
La Saradar Bank SAL a en outre annoncé qu'elle « se réserve tous les droits, de quelque nature qu'ils soient et à l'égard de toute personne, suite à toute action qui pourrait lui porter un préjudice quelconque ».
Liban - Employés Licenciés
Le bras de fer se poursuit entre Saradar et la CGTL
L'établissement bancaire affirme agir dans le cadre des lois en vigueur.
OLJ / le 29 novembre 2017 à 00h00


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