Des hackers iraniens, soutenus par Téhéran, auraient piraté les serveurs des bureaux du président de la République, Michel Aoun, et du Premier ministre, Saad Hariri, notamment pendant la crise provoquée par la démission de ce dernier, le 4 novembre, à Riyad, en Arabie saoudite, a rapporté le quotidien français Le Figaro.
Selon une source anonyme « au sein d'un service de renseignements occidental très actif au Moyen-Orient » citée par le journal, ce groupe de pirates informatiques, engagé dans le cadre d'une opération baptisée « Oilrig », agit depuis six mois sur les serveurs libanais et a eu accès aux comptes e-mail du chef de l'État et du chef du gouvernement. Cette source indique également que les serveurs des ministères libanais de la Justice et des Affaires étrangères, de l'armée et de plusieurs banques libanaises ont été attaqués.
Une source proche du courant du Futur contactée par L'Orient-Le Jour n'a pas souhaité commenter ces informations pour le moment. « Nous les vérifions », s'est-elle contentée de déclarer.
Toujours selon la source citée par Le Figaro, l'objectif poursuivi par ces hackers est de « tenter de peser sur les élections législatives prévues en mai prochain et favoriser le Hezbollah en cherchant à recueillir des informations embarrassantes sur ses rivaux », notamment les candidats sunnites soutenus par l'Arabie saoudite, d'après le quotidien français. Selon la source des renseignements, il s'agit de cyberpirates « civils » financés par les ministères iraniens de la Défense et de la Sécurité intérieure. D'après les services de renseignements cités, ces attaques informatiques seraient « la preuve de l'implication directe » de l'Iran dans le jeu politique libanais.
Oilrig est un groupe de pirates qui officierait depuis fin 2015. Il serait notamment à l'origine d'attaques informatiques contre plusieurs serveurs en Arabie saoudite et en Israël. Ces hackers ont également tenté d'infiltrer des serveurs de l'administration américaine au moment des négociations sur le nucléaire iranien.
Liban
Des hackers iraniens ont attaqué les serveurs des bureaux de Aoun et Hariri, selon « Le Figaro »
Une source proche du courant du Futur affirme à « L'OLJ » « vérifier » les informations rapportées par le quotidien français.
OLJ / le 28 novembre 2017 à 00h00


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