Ahmad Aboul Gheith reçu par le président Aoun à Baabda : Personne ne peut accepter que le territoire ne devienne le théâtre d’une confrontation. Photo Dalati et Nohra
Au lendemain de l'incendiaire communiqué final de la réunion extraordinaire des ministres arabes des Affaires étrangères au siège de la Ligue arabe au Caire, le secrétaire général de la Ligue, Ahmad Aboul Gheith, était hier en visite au Liban. Initialement prévue pour lui permettre d'assister à un événement de l'Escwa, cette visite est devenue hautement politisée et médiatisée dans le contexte de crise qui perdure depuis que le Premier ministre Saad Hariri a présenté sa démission-surprise de Riyad le 4 novembre dernier, et au lendemain de la réunion extraordinaire et urgente tenue par la Ligue arabe dimanche, à la demande de l'Arabie saoudite et de Bahreïn. Son communiqué avait, rappelons-le, fustigé l'Iran « pour ingérences dans les affaires arabes » et traité à plusieurs reprises le Hezbollah de « parti terroriste » (voir L'OLJ du 20 novembre).
En marge de ses deux entretiens avec le président de la République Michel Aoun et du président du Parlement Nabih Berry, le ton de M. Aboul Gheith se voulait rassurant et apaisant à l'encontre du Liban. « Les pays arabes comprennent la situation au Liban et veulent le préserver (...) de toute dissension », a-t-il indiqué dès son arrivée à Beyrouth.
Toutefois, les réponses qu'il a reçues ne manquaient pas de fermeté. Le président de la République a ainsi estimé que « le Liban ne peut pas accepter qu'on fasse allusion au fait que son gouvernement est partenaire d'actes terroristes ».
Et d'ajouter : « Le Liban n'est pas responsable des conflits dans certains pays arabes et c'est inadmissible qu'il en paie le prix, de sa stabilité sécuritaire et politique alors qu'il n'a agressé aucun pays. » M. Aoun a en outre dénoncé les « attaques continues d'Israël » contre le Liban. « Il est du droit des Libanais de résister et de faire échec aux plans israéliens par tous les moyens possibles », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le secrétaire général de la Ligue arabe a dit avoir « expliqué » au président les circonstances qui ont entouré cette déclaration arabe. « J'ai expliqué les circonstances qui ont amené la Ligue arabe à prendre cette position, a-t-il déclaré. Personne ne peut vouloir, ou accepter, que l'on nuise au Liban », a-t-il affirmé, soulignant la « spécificité » du pays, aux équilibres confessionnels fragiles.
« Si le texte de la déclaration comporte quelques positions à l'encontre d'une partie libanaise, cela n'a rien de nouveau, puisque cela se répète depuis deux ans environ, a relevé M. Aboul Gheith. Même la référence au gouvernement libanais se place dans un cadre de la participation (d'une certaine partie), et ce n'est donc pas le Liban entier qui est visé. C'est le message que j'ai voulu transmettre au président de la République : en bref, personne ne veut nuire au Liban ni accepter que le territoire libanais ne devienne le théâtre d'une confrontation. »
M. Aboul Gheith a par ailleurs refusé de commenter la difficulté de former un gouvernement au Liban suite à cette prise de position arabe, considérant qu'il s'agit là « d'affaires libanaises internes ». Il a estimé que la colère de l'Arabie saoudite est justifiée depuis qu'un missile balistique a été tiré sur Riyad (à partir du Yémen). « Le texte de la déclaration des ministres arabes montre bien qu'ils ont le droit à l'autodéfense de la manière qu'ils choisissent, mais aussi qu'ils ont opté pour la voie légale de la diplomatie dans le cadre des Nations unies, en ayant recours au Conseil de sécurité », a déclaré le responsable de la Ligue.
« Merci et désolés ! »
M. Aboul Gheith a ensuite été reçu par le président du Parlement Nabih Berry à Aïn el-Tiné. « Tout le monde reconnaît la singularité de la situation du Liban », a répété le diplomate à l'issue de l'entretien. « Le territoire libanais ne peut être le théâtre d'une confrontation arabo-iranienne », a-t-il ajouté, soulignant que la Ligue arabe « n'a pas accusé le gouvernement libanais de terrorisme ».
« La partie de la décision de la Ligue arabe concernant le gouvernement libanais est totalement inappropriée », a pour sa part indiqué M. Berry. « J'ai rappelé à M. Aboul Gheith les dizaines de décisions insistant sur le droit du Liban à résister et libérer le territoire et d'autres exprimant le soutien de la Ligue arabe à la résistance contre Israël », a-t-il ajouté.
« Malgré les éclaircissements de M. Aboul Gheith, je lui ai montré l'introduction du texte de la décision qui fait mention de l'importance de relations entre les pays arabes et l'Iran basées sur le dialogue », a également affirmé le chef du Parlement, regrettant que la décision ne mentionne pas le fait que « la réconciliation entre l'Arabie saoudite et l'Iran serait plus productive ».
Plus tôt dans la journée, M. Berry avait fait une remarque acerbe en réaction à la déclaration des ministres arabes de la veille. « Merci et désolés, avait-il indiqué sur un ton ironique. Merci à Dieu et désolés d'avoir combattu Israël au Liban. »


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ET C LA LE PROBLEME. AOUN PEUT TOUJOURS CRIER LE HOLA , REJETER, REFUSER TT EN BLOC, IL RESTE QUE, HEZB FAIT PARTIE DU GOUVERNEMENT LIBANAIS HEZB EST MONTRE DU DOIGT PAR TROP DE PARTIES INT'L HEZB PEUT MEME ETRE INNOCENT DE LEURS ACCUSATIONS HEZB OBLIGE DONC LE LIBAN LUI, A Y FAIRE FACE SEUL, HEZB SE FICHE ROYALEMENT DES CONSEQUENCES HEZB ETANT LUI, """ INDEPENDANT """ DU LIBAN HEZB ET LA REALITE LIBANAISE FONT MILLE HEZB NE TIENT QU'A "" LA STABILITE"" ET IL'OBTIENT .
09 h 22, le 21 novembre 2017