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Nos lecteurs ont la parole - Par Hilda Dadourian

Bientôt la déroute ?

Livré à lui-même, dans son pays où les institutions sont loin d'être respectées correctement avec la montée d'une corruption sévissant depuis belle lurette, le citoyen libanais, désabusé, ne sait plus sur quel pied danser, incapable de réagir énergiquement, malgré les manifestations et les grèves successives face à l'intransigeance de nos dirigeants qui, une fois parvenus à leurs fonctions, ignorent carrément leur devoir à assumer, imbus de leur égocentrisme. À une situation sécuritaire précaire – mais bien maîtrisée par notre unique armée – et une crise socio-économique accentuée par la présence des réfugiés syriens, vint s'ajouter, cerise sur le gâteau, l'amendement des taxes imposées par la majorité des acteurs (bien nantis) de notre gouvernement sous prétexte de régler la grille des salaires des fonctionnaires et du corps enseignant. Or déjà depuis plus de huit ans, le gouvernement actuel, qui s'est permis de se reconduire, a plongé notre pays dans des crises touchant les secteurs vitaux de notre quotidien. Où sont passés les fonds du Trésor public accumulés ces dernières années, à moins qu'ils n'aient été détournés ? Est-il permis d'augmenter et d'instaurer des taxes supplémentaires sans prendre en considération les conséquences qui en découleront, quand déjà le citoyen libanais dans le pétrin n'arrive plus à boucler ses fins de mois, même en se serrant la ceinture ? Cette situation critique ne fait qu'encourager le départ, souvent définitif, de notre jeunesse qui, à elle seule, représente notre avenir. À ce train-là, la faillite économique de notre pays pointera à l'horizon même si tous les efforts seront déployés afin de l'éviter à travers quelques réformes car, hélas, nous ne sommes pas membre de l'Union européenne pour qu'elle vienne à notre rescousse. Quel gâchis !

 

Livré à lui-même, dans son pays où les institutions sont loin d'être respectées correctement avec la montée d'une corruption sévissant depuis belle lurette, le citoyen libanais, désabusé, ne sait plus sur quel pied danser, incapable de réagir énergiquement, malgré les manifestations et les grèves successives face à l'intransigeance de nos dirigeants qui, une fois parvenus à leurs fonctions, ignorent carrément leur devoir à assumer, imbus de leur égocentrisme. À une situation sécuritaire précaire – mais bien maîtrisée par notre unique armée – et une crise socio-économique accentuée par la présence des réfugiés syriens, vint s'ajouter, cerise sur le gâteau, l'amendement des taxes imposées par la majorité des acteurs (bien nantis) de notre gouvernement sous prétexte de régler la grille des salaires des...
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