Le gouvernement Trump a mis fin au programme DACA (« Deferred Action for Childhood Arrivals »), qui a procuré sous la présidence Obama en 2012 des permis de travail ou d'étudier à de jeunes sans-papiers arrivés illégalement aux États-Unis avant l'âge de 16 ans. Il est clair que plusieurs de ces « Dreamers », à l'expiration de leur permis ou même avant, voudront fuir au Canada, situé juste au nord, plutôt que de retourner dans le pays de leurs parents, souvent pauvre.
Et comme le Premier ministre Justin Trudeau a lancé une invitation à tous les malheureux de la Terre de venir au Canada, plusieurs des 800 000 « Badreamers » se sentiront à l'aise de traverser irrégulièrement la frontière canadienne. M. Trudeau, le Canada et le Québec n'ont-ils pas déjà assez payé pour les politiques xénophobes de
Trump ? Je n'aime pas le ministre de la Justice des États-Unis, Jeff Sessions, mais il a raison lorsqu'il dit : « Nous ne pouvons accepter tous ceux qui voudraient venir ici ; c'est aussi simple que cela. »
Sylvio LE BLANC
Montréal (Québec)
Nos lecteurs ont la parole - Par Sylvio Le Blanc
De « Dreamers » à « Badreamers »
OLJ / le 20 novembre 2017 à 00h00


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