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Nos lecteurs ont la parole - Ronald Barakat

Droit de clarification

Extrait de l'article intitulé « Nicolas Tuéni : Au ministère d'État contre la corruption, je fais mon second service militaire », paru en date du 12 octobre 2017 :
« Le premier texte porte sur le libre accès à l'information, qui est à la base de la lutte contre la corruption, puisqu'il permet à tout citoyen d'avoir accès aux informations concernant les institutions publiques. Ce projet de loi avait été préparé par le bloc du Changement et de la Réforme, et il a été voté par le Parlement il y a quelques mois. »
Il convient de clarifier que cette « proposition de loi » (et non projet de loi) n'avait pas été préparée par le bloc du Changement et de la Réforme, mais par un réseau d'organisations de la société civile ayant pour nom « The National Network for the Right of Access to Information », présidé par Me Ghassan Moukheiber qui n'agissait pas en tant que membre dudit bloc, mais en tant que « défenseur des droits de l'homme ». C'est à ce titre que la collaboration s'est établie et déroulée entre les militants de la société civile et le député, jusqu'à la mouture finale de la proposition de loi et sa soumission au vote. L'auteur de ces lignes se prononce (et s'insurge) en connaissance de cause, ayant été le directeur exécutif de l'Association libanaise pour la transparence (LTA) qui était le fer de lance du groupe de travail et qui a maintenu la pression par les campagnes de sensibilisation auprès du public et des parlementaires pour faire voter ladite proposition de loi.
À moins que ce (faux) mérite n'ait été attribué au bloc du Changement et de la Réforme par erreur ou ignorance, qu'il me soit permis de dénoncer vertement cette récupération politique d'une loi pour laquelle le bloc en question n'y est pour rien.
Je saisis l'occasion de cette mise au point pour demander au ministre Tuéni, en tant que « conscrit » qui fait son second service militaire au ministère contre la corruption, de bien vouloir « batailler » pour la mise en application de la loi d'accès à l'information en faisant émettre, justement, les décrets d'application (si ce n'est déjà fait), afin que cette loi n'aille pas rejoindre d'autres lois qui moisissent dans les tiroirs de l'État en attendant la mise en place des mécanismes exécutoires.
Et je pense notamment à cette loi oubliée (pourtant votée ! ), tout aussi importante pour lutter contre la corruption, incarnée en la personne l'ombudsman ou médiateur de la République, qui a vu le jour un certain 11 décembre 2004 (no du décret 13758, publié au Journal officiel le 10 février 2005, n° de référence 664) mais qui n'a jamais eu la chance, depuis, de fêter son anniversaire, étant mort-né.
Ce haut fonctionnaire, habilité à régler les litiges entre l'administration et les administrés, qualifié de défenseur des droits, protecteur du citoyen dans certains pays francophones, souffre sans doute du principal handicap d'avoir besoin d'une confession ou d'un « tuteur » pour pouvoir opérer. Pour ne pas avoir à « se l'arracher », on l'a rangé au placard.
Nous, administrés (bien ou mal), vous saurions gré, cher ministre contre la corruption, d'œuvrer à la « décongélation » de notre ombudsman cryogénisé à sa naissance en attendant un siècle propice qui pourrait ne jamais venir.

Extrait de l'article intitulé « Nicolas Tuéni : Au ministère d'État contre la corruption, je fais mon second service militaire », paru en date du 12 octobre 2017 :« Le premier texte porte sur le libre accès à l'information, qui est à la base de la lutte contre la corruption, puisqu'il permet à tout citoyen d'avoir accès aux informations concernant les institutions publiques. Ce projet de loi avait été préparé par le bloc du Changement et de la Réforme, et il a été voté par le Parlement il y a quelques mois. »Il convient de clarifier que cette « proposition de loi » (et non projet de loi) n'avait pas été préparée par le bloc du Changement et de la Réforme, mais par un réseau d'organisations de la société civile ayant pour nom « The National Network for the Right of Access to Information »,...
commentaires (1)

tres belle argumentation/analyse. sauf qu'elle peche par un cote: C qu'elle met la charrue avant le boeuf ! je m'explique : le libre acces a l'information loi qui risque fort de dormir ds les tiroirs ///// car comment y acceder AVANT l'informatisation COMPLETE et surtout HONNETE de notre administration ? pr ex recent : les agents des FSI ds un poste de police ecrivent leurs rapports a la main, copies carbon a l'appui....... j'exagere en generalisant ? peut etre .

Gaby SIOUFI

10 h 52, le 18 novembre 2017

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Commentaires (1)

  • tres belle argumentation/analyse. sauf qu'elle peche par un cote: C qu'elle met la charrue avant le boeuf ! je m'explique : le libre acces a l'information loi qui risque fort de dormir ds les tiroirs ///// car comment y acceder AVANT l'informatisation COMPLETE et surtout HONNETE de notre administration ? pr ex recent : les agents des FSI ds un poste de police ecrivent leurs rapports a la main, copies carbon a l'appui....... j'exagere en generalisant ? peut etre .

    Gaby SIOUFI

    10 h 52, le 18 novembre 2017

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