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Économie - Entreprises

Patrick Drahi reprend les commandes d’Altice, dans la tourmente

Patrick Drahi, fondateur et principal actionnaire d’Altice, a annoncé jeudi la restructuration de l’entreprise. Martin Bureau/AFP

En pleine dégringolade boursière et sur fond d'inquiétudes croissantes sur sa dette, Altice a annoncé une reprise en main par son fondateur et principal actionnaire Patrick Drahi, mais les investisseurs restaient circonspects hier. Le groupe de télécoms et de médias a annoncé jeudi soir le départ de son directeur général Michel Combes et une « réorganisation » de la direction autour de Patrick Drahi, nommé président du conseil d'administration. Cela n'a pas semblé rassurer à la Bourse d'Amsterdam, où Altice est coté : le titre perdait 1,59 % à 10,49 euros (12 dollars) hier après-midi. La décision de remanier la direction est intervenue après déjà cinq séances consécutives de baisse de l'action, qui a perdu plus d'un tiers de sa valeur en une semaine. Et le départ de Michel Combes s'inscrit dans un contexte d'instabilité de la direction : en septembre, le directeur général de l'opérateur télécoms SFR, Michel Paulin, avait lui aussi quitté ses fonctions. Altice est organisée autour de deux marchés principaux : la France, avec SFR (BFM TV, Libération, etc.), et les États-Unis, où Patrick Drahi a racheté les câblo-opérateurs Suddenlink et Cablevision. Mais le groupe a publié la semaine dernière un chiffre d'affaires en baisse pour ces deux grands marchés, ce qui a été mal accueilli par les investisseurs. L'importante dette d'Altice inquiète également, même si elle est restée stable au troisième trimestre, à 51 milliards d'euros (soit 59 milliards de dollars).

« Plus de questions que de réponses »
Selon le groupe, Patrick Drahi établira en les « priorités stratégiques, opérationnelles, commerciales et technologiques du groupe ainsi que leur exécution, en particulier à SFR ». Plusieurs de ses proches sont placés aux commandes. Dexter Goei, l'homme de confiance de Drahi déjà directeur général d'Altice USA, est nommé directeur général d'Altice. Alain Weill, jusqu'alors directeur général de SFR Médias (BFM TV, RMC, L'Express...), est nommé PDG de SFR. Et Armando Pereira sera désormais chargé de piloter l'ensemble de l'activité télécoms du groupe.
La nouvelle direction est destinée à « mieux mettre en œuvre la stratégie d'Altice, mettre en place un système de responsabilités plus clair et améliorer les performances opérationnelles et financières » du groupe, a assuré Altice jeudi soir.
Pour les analystes de Bryan Garnier, toutefois, « la nouvelle gouvernance soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses ». Ils jugent notamment que le départ de Michel Combes pourrait signifier que la situation chez SFR est pire que ce que le marché imagine, et évoquent l'expérience limitée d'Alain Weill dans les télécoms. Pour M. Drahi, regagner la confiance des investisseurs et clients s'annonce une lourde tâche, au moment où Altice compte sur leur appui pour réaliser son ambition de faire des États-Unis son premier marché. Le groupe, quatrième câblo-opérateur américain, est entré à Wall Street, fin juin, et s'est récemment lancé dans le mobile via un accord avec l'opérateur local Sprint. Il a aussi annoncé le lancement d'une box permettant de recevoir internet, fixe et télévision, une première aux États-Unis.
Source : AFP

En pleine dégringolade boursière et sur fond d'inquiétudes croissantes sur sa dette, Altice a annoncé une reprise en main par son fondateur et principal actionnaire Patrick Drahi, mais les investisseurs restaient circonspects hier. Le groupe de télécoms et de médias a annoncé jeudi soir le départ de son directeur général Michel Combes et une « réorganisation » de la direction autour de Patrick Drahi, nommé président du conseil d'administration. Cela n'a pas semblé rassurer à la Bourse d'Amsterdam, où Altice est coté : le titre perdait 1,59 % à 10,49 euros (12 dollars) hier après-midi. La décision de remanier la direction est intervenue après déjà cinq séances consécutives de baisse de l'action, qui a perdu plus d'un tiers de sa valeur en une semaine. Et le départ de Michel Combes s'inscrit dans un...
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