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Liban - Partis

Geagea : C’en était trop pour Hariri ; c’en était trop pour le Liban

Le président des Forces libanaises invite le Hezbollah à se retirer des conflits régionaux.

Au lendemain de sa visite au chef de l'État, Michel Aoun, le président des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, invité hier du journaliste Walid Abboud dans l'émission Bimawdou3ieh, a demandé au « Hezbollah de se retirer des conflits régionaux », en « Syrie, au Yémen, au Koweït (par le biais de la cellule de Abdelli) ou ailleurs », car le Liban « court à sa perte ». « C'est alors que nous pourrons envisager la formation d'un gouvernement avec la participation du parti chiite », a-t-il dit. Assurant qu'avec la démission du Premier ministre Saad Hariri, « l'accord présidentiel n'est pas rompu », il a en revanche observé que « c'est l'accord au sein du gouvernement qui ne tient plus », suite à une « accumulation de dérives de la part du 8 Mars et plus particulièrement du Hezbollah ».

Causes multiples
M. Geagea a certes reconnu qu'il pressentait la démission de Saad Hariri. « Je ne savais pas quand il démissionnerait et comment il le ferait », a-t-il toutefois observé, assurant que cette démission est « effective », invitant aussi le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, à « adopter le contenu du discours de démission du Premier ministre ».
Le président des FL a expliqué, dans ce cadre, les multiples raisons pour lesquelles Saad Hariri a jeté l'éponge. Il a rappelé que le gouvernement a été formé fin 2016 sur base d'un accord selon lequel les sujets conflictuels devaient être évités. « Nous devions aborder des dossiers locaux qui concernaient le peuple et qui ne fâchaient pas, a-t-il noté. Nous devions aussi adopter la politique de distanciation du Liban vis-à-vis des conflits régionaux. » Et de préciser que l'Arabie saoudite avait accepté cette entente. « Or, le Hezbollah n'a pas respecté l'accord », a déploré Samir Geagea, rappelant notamment la tournée organisée par le parti chiite au Liban-Sud à l'intention des médias, les déclarations incendiaires de Hassan Nasrallah sur l'ouverture prochaine des frontières du pays à des centaines de milliers de moujahidine, mais aussi contre l'Arabie saoudite. Sans parler de la volonté du 8 Mars d'aller dans le sens d'une normalisation des relations avec le régime du président syrien Bachar el-Assad, ponctuée de visites de ministres libanais en Syrie...
« L'intervention militaire du Hezbollah en Syrie », mais aussi « son entrée en lice à l'issue de la bataille "Aube des jurds" remportée par l'armée libanaise, engageant des pourparlers avec Daech, qui allaient à l'encontre des intérêts du Liban » sont des exemples parmi tant d'autres, a fait remarquer le chef des FL. « Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase est la récente intervention du président iranien, Hassan Rohani, selon laquelle l'Iran est incontournable dans plusieurs pays du Moyen-Orient, dont le Liban. C'en était trop pour Hariri. C'en était trop pour le Liban qui ne peut être entraîné dans les conflits régionaux, car ceux qui veulent combattre le Hezbollah le feront forcément au Liban aussi. » « Voilà la raison pour laquelle il a démissionné », a martelé M. Geagea, qui n'a pas manqué de saluer la décision du Premier ministre. « Une décision qui est le résultat d'une crise », a-t-il précisé, « mais aussi le point de départ d'une nouvelle étape politique à partir de la déclaration de Saad Hariri ». Dans cette situation, des frappes militaires sont-elles envisagées contre le Hezbollah ? « Non, je ne le pense pas », a répondu Samir Geagea.

Se conformer à Taëf
Qu'adviendra-t-il du Liban à l'issue de cette démission ? « Nous devons envisager une issue à la crise », a assuré le chef des FL. « La formation d'un gouvernement, formé de technocrates ou pas, ne pourra se faire qu'à la condition que le Hezbollah se retire des conflits régionaux », a-t-il répété, invitant le parti chiite « à se conformer aux accords de Taëf », car « l'État est la résistance ». « Saad Hariri pourrait alors revenir sur sa décision », a-t-il souligné. Le leader chrétien a évoqué la volonté des composantes du 14 Mars de se reformer autour de lui-même et de Saad Hariri, sur de nouvelles bases. « Nous avons tiré les leçons de nos erreurs passées », a-t-il souligné.
Quant aux élections parlementaires, « rien n'empêche qu'elles aient lieu avec un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes », en cas de non-formation d'un nouveau cabinet. Il a alors invité les électeurs à accomplir leur devoir électoral et à faire leurs choix de manière « responsable ». Évoquant les alliances, M. Geagea a expliqué que dans la nouvelle loi électorale, « elles n'ont pas la même importance ». Il a toutefois reconnu un réchauffement des relations avec son légendaire ennemi, le parti des Marada. Une rencontre prochaine avec son leader, Sleiman Frangié, n'est pas à exclure. « Ce rapprochement n'a rien à voir avec les élections. Nous voulons clore un dossier douloureux. Car la guerre est terminée. Et même si nous avons des différends politiques, nous devons nous parler comme des êtres humains. La rue chrétienne attend d'ailleurs cette rencontre », a-t-il conclu.


Au lendemain de sa visite au chef de l'État, Michel Aoun, le président des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, invité hier du journaliste Walid Abboud dans l'émission Bimawdou3ieh, a demandé au « Hezbollah de se retirer des conflits régionaux », en « Syrie, au Yémen, au Koweït (par le biais de la cellule de Abdelli) ou ailleurs », car le Liban « court à sa perte »....

commentaires (4)

Le seul qui mérite d’être Président!

Pierre Hadjigeorgiou

11 h 25, le 09 novembre 2017

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Commentaires (4)

  • Le seul qui mérite d’être Président!

    Pierre Hadjigeorgiou

    11 h 25, le 09 novembre 2017

  • allons allons mr geagea ! n'est ce pas votre faux pas -les 2 accords avec aoun - qui aurait encourage hariri a en commettre un -pt't- plus gros encore ? inutile maintenant de " pleurer sur les ruines " . le Liban est plus divise que jamais . le Liban est plus hypotheque que jamais. que mr geagea soit de connivence n'y change rien.

    Gaby SIOUFI

    10 h 26, le 09 novembre 2017

  • C,EN EST TROP ! POINT EN ARRIÈRE !

    CENSURE GRAND PROBLEME POUR REABONNEMENT + SOUTIEN

    09 h 18, le 09 novembre 2017

  • Car la guerre est terminée. Et même si nous avons des différends politiques, nous devons nous parler comme des êtres humains. La rue chrétienne attend d'ailleurs cette rencontre », a-t-il conclu. Jamais tu ne te détournera min el 2adiyeh .. tu dis les choses tels quelles sont !!! Et merci de confirmer ce que je suspecter tu es pour une réconciliation de la rue chretienne ... tout à ton honneur et bravo ... mais reste un point les Kataëb font partie du 14 mars

    Bery tus

    06 h 38, le 09 novembre 2017

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