Le président Michel Aoun s'est félicité hier matin, après avoir présidé une réunion extraordinaire de sécurité, de ce que « la coopération de toutes les composantes politiques ait contribué à renforcer la stabilité du pays et préserver l'unité nationale », malgré l'immense secousse provoquée par l'annonce de la démission du Premier ministre Saad Hariri depuis Riyad. Il a redit par ailleurs, en substance, qu'il ne donnera aucune suite à la décision de démission de M. Hariri, avant que ce dernier s'en soit expliqué librement devant lui, précisant qu'une démission « doit être volontaire à tous égards » et que le président de la République « ne prendra aucune décision tout seul » dans ce domaine, du moins « pas tant que les circonstances normales l'autorisent à se réunir avec le Premier ministre ». Ont assisté à la réunion les ministres de la Défense, de la Justice et de l'Intérieur, le procureur général près la Cour de cassation, le procureur général militaire, le commandant en chef de l'armée, le directeur général de la Sûreté générale, le directeur général des FSI, le directeur général de la Sécurité de l'État, les directeurs des bureaux des renseignements de l'armée et des FSI, ainsi que le directeur général de la présidence et le conseiller spécial du chef de l'État en matière de sécurité.
Selon l'agence nationale d'information, le chef de l'État a recommandé aux forces de sécurité « de faire preuve de la plus haute vigilance, de suivre de très près les développements et de réprimer les éventuelles rumeurs, qui, comme cela s'est produit ces derniers jours, ont cherché à semer la confusion ». Il a en outre enjoint au pouvoir judiciaire « de coordonner étroitement son action » avec celle des forces de sécurité, pointant du doigt tout ce qui serait de nature à porter atteinte à l'unité nationale et la sécurité publique, notamment du côté des médias.
À l'issue de la réunion, le ministre de la Justice, Salim Jreissati, a précisé que, selon les rapports des chefs des différents services de sécurité, « aucun incident inhabituel ou extraordinaire n'a été enregistré au cours des dernières heures ou des derniers jours ». Le ministre a précisé que le président Michel Aoun a réclamé de tous « la plus haute vigilance et une coordination absolue entre les services », et fait « de la stabilité interne sur les plans politique, sécuritaire, financier et économique une ligne rouge à ne pas franchir ». Le chef de l'État, qui s'est félicité de ce que les contacts intensifs pris avec toutes les parties, depuis samedi, aient porté leurs fruits, a ensuite décidé de garder la réunion de sécurité ouverte, a indiqué le ministre.
Liban - Présidence
« La coopération de toutes les composantes politiques a contribué à la stabilité », se félicite Aoun
Le chef de l'État ne donnera aucune suite à la démission du Premier ministre avant que ce dernier ne s'en soit expliqué librement, précise Jreissati.
OLJ / le 07 novembre 2017 à 00h00


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