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Liban - Lenteur Judiciaire

Amal Chamas, sœur d’une victime de la route tombée en 2005, campe devant le Palais de justice

Dans l'attente du verdict du procès intenté, il y a plus de douze ans, contre un chauffard, Taleb Eidi, qui le 26 juillet 2005 a renversé et tué son frère Hassan Chamas, 29 ans, Amal Chamas a choisi mardi de camper devant le Palais de justice de Beyrouth pour protester contre la lenteur judiciaire dont pâtit le dossier, simultanément à l'audience consacrée à l'affaire.
Dans les faits, à peine rentré au pays après s'être expatrié pendant une certaine période, le jeune homme, originaire du Hermel (Békaa), se trouvait dans une rue de Mraïjé (banlieue sud) lorsqu'il a été percuté par Taleb Eidi, qui conduisait un véhicule de la Défense civile. Non détenteur d'un permis de conduire poids lourd valide, Eidi, qui n'avait pas l'âge requis pour conduire un véhicule de plus de dix tonnes, avait de surcroît emprunté cette voie étroite, interdite à ce type de véhicule.
Selon un communiqué de la famille Chamas, le volontaire de la Défense civile « était en possession d'un document illégal de conducteur, fourni par l'ancien directeur général de la Défense civile, Darwiche Hobeika, et par le chef du centre de Mraïjé, Ali Cherri ». « Taleb Eidi n'avait pas suivi des sessions d'entraînement lui permettant d'effectuer des missions », souligne en outre le texte.
Contactée par L'Orient-Le Jour, Amal Chamas déplore que le chauffard meurtrier, qui avait été arrêté pendant quelques mois, se trouve en liberté depuis de nombreuses années. Elle s'indigne contre le fait que « quatre juges se sont tour à tour désistés », se demandant si « ces retraits ne sont pas dus à des ingérences politiques ». « Il s'agit pourtant d'une affaire d'opinion publique dont le jugement pourrait contribuer à éviter de nombreux accidents dus à l'octroi de dizaines de permis de conduire illégaux », a souligné Amal Chamas.

Dans l'attente du verdict du procès intenté, il y a plus de douze ans, contre un chauffard, Taleb Eidi, qui le 26 juillet 2005 a renversé et tué son frère Hassan Chamas, 29 ans, Amal Chamas a choisi mardi de camper devant le Palais de justice de Beyrouth pour protester contre la lenteur judiciaire dont pâtit le dossier, simultanément à l'audience consacrée à l'affaire.Dans les faits, à peine rentré au pays après s'être expatrié pendant une certaine période, le jeune homme, originaire du Hermel (Békaa), se trouvait dans une rue de Mraïjé (banlieue sud) lorsqu'il a été percuté par Taleb Eidi, qui conduisait un véhicule de la Défense civile. Non détenteur d'un permis de conduire poids lourd valide, Eidi, qui n'avait pas l'âge requis pour conduire un véhicule de plus de dix tonnes, avait de surcroît emprunté...
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