L’IFI attribue ces perspectives aux récentes mesures adoptées par les pouvoirs publics pour normaliser la gestion des finances publiques. Jamal Saidi/Reuters
L'Institut de la finance internationale (IFI), une organisation qui rassemble environ 450 institutions financières à travers le monde – principalement des banques et des fonds spéculatifs –,
a indiqué s'attendre à une amélioration de la situation des finances publiques du pays du Cèdre d'ici à 2018.
Dans un communiqué daté du 26 octobre et signé par l'économiste en chef de l'IFI pour la zone MENA, Garbis Iradian, l'organisation a notamment indiqué miser sur une baisse du déficit public, qui selon ses prévisions devrait passer de 9,9 % du PIB en 2016 à 7,3 % en 2017, puis 7 % en 2018. L'IFI table également sur une baisse de la dette publique sur la même période, de 149,3 % du PIB en 2016 à 147,1 % à fin 2017, et 143,5 % l'année suivante.
Comptes publics
L'organisation attribue ces perspectives aux récentes mesures adoptées par les pouvoirs publics pour normaliser la gestion des finances publiques et augmenter les recettes fiscales. Le 9 octobre, les députés ont adopté la loi n° 64, prévoyant près d'une vingtaine de mesures fiscales pour financer le relèvement de la grille des salaires de la fonction publique, entrée en vigueur le 21 août. Une première version de la loi (n° 45), publiée au Journal officiel en même temps que la nouvelle grille des salaires, avait été retoquée mi-septembre par le Conseil constitutionnel suite à un recours déposé par dix députés. Dix jours plus tard, le Parlement a voté le budget de l'État pour 2017, le premier depuis 2005. Le texte a été voté avec plusieurs mois de retard sur le calendrier prévu par la Constitution et en l'absence de clôture des comptes budgétaires de 2004 à 2015. Le gouvernement prévoit désormais de plancher sur le projet de budget pour 2018.
L'adoption du budget de 2017 a notamment été saluée par l'agence de notation américaine Moody's, dans un communiqué publié le 23 octobre. Deux mois plus tôt, l'agence de notation américaine avait, pour la première fois en près de trois ans, décidé de dégrader la note souveraine de la dette du Liban, de B2 à B3, tout en relevant sa perspective de « négative » à « stable », s'alignant ainsi sur les évaluations de Fitch et Standard & Poor's – confirmées par ces dernières début septembre.
L'IFI a également évoqué la publication par le ministère des Finances, le 25 octobre, des comptes publics pour le premier semestre 2017. Des chiffres relayés par L'Orient-Le Jour dans son édition du 26 octobre et marqués notamment par une baisse du déficit public par rapport à la même période un an plus tôt (-53,2 %, à 907 millions de dollars) avec un excédent primaire – hors service de la dette – de 1,6 milliard de dollars (+229 %). L'IFI a enfin estimé que le Liban devait continuer d'assainir ses finances publiques, à travers la mise en place de « réformes structurelles » ou en améliorant la « conformité fiscale ».
L'OLJ
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18 h 24, le 31 octobre 2017