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Culture - News

Nouvelle polémique autour de Ziad Doueiri

Ziad Doueiri lors du Festival de Venise, le 9 septembre 2017. Tiziana Fabi/AFP

Décidément, les films de Ziad Doueiri n'en finissent plus de faire des vagues.
Dimanche dernier, la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée, a annulé la projection de L'Insulte, du réalisateur franco-libanais, après des appels au boycott de militants palestiniens qui accusent M. Doueiri de « normalisation » avec Israël. L'Insulte, qui traite de la guerre civile libanaise, devait être projeté lundi dernier dans un cinéma municipal dans le cadre d'un festival de cinéma. Des militants avaient prévu de tenir une manifestation avant la projection, qu'ils avaient appelé à boycotter après une campagne sur les réseaux sociaux.
Le directeur général de la municipalité de Ramallah, Ahmad Abou Laban, a indiqué à l'AFP que la projection avait été annulée « à cause de notre responsabilité à maintenir la paix », citant des « préoccupations pour la sécurité ». Selon lui, cette décision ne signifie pas que la municipalité a cédé aux pressions des militants favorables au boycott de L'Insulte. Ces derniers accusent notamment Ziad Doueiri de « défendre une normalisation » avec Israël depuis qu'il a en partie tourné son précédent film, L'Attentat, sorti en 2012, dans l'État hébreu.
La décision de la municipalité de Ramallah a suscité une vive réaction de la part du directeur du Festival de Venise, qui a expliqué sa consternation dans une lettre adressée aux autorités palestiniennes. C'est dans le cadre du dernier festival de Venise que l'acteur palestinien Kamel el-Bacha s'était vu remettre, début septembre, le prix de la meilleure interprétation masculine.
« Je suis choqué et consterné d'apprendre que la projection du long-métrage libanais L'Insulte de Ziad Doueiri a été annulée au Filmlab Palestine à Ramallah sous la pression de militants qui ont appelé à le boycotter. L'Insulte a reçu un accueil très chaleureux au Festival du film de Venise (du 30 août au 9 septembre 2017), où Kamel el-Bacha a été récompensé du Prix du meilleur acteur pour son rôle dans le film. Le public a apprécié l'approche très mesurée du propos sur un sujet sensible et l'invitation implicite à la réflexion plutôt qu'au conflit obstiné et sans fin », souligne Alberto Barbera. « Je crois fermement que nul ne devrait être privé du droit de voir un film et de s'en faire une opinion ainsi que des questions qu'il soulève. C'est pourquoi je m'oppose à toute forme de boycott parce que je pense profondément que l'expression artistique n'a pas de frontières et demeure le symbole de toute société démocratique. Je conseille vivement aux autorités à Ramallah d'autoriser la projection du film comme cela était prévu », poursuit-il.
À cause du fait qu'il avait tourné L'Attentat en Israël, M. Doueiri avait été entendu en septembre par un tribunal militaire au Liban, où il venait assister à la première de L'Insulte. Les autorités lui reprochaient un déplacement en Israël contrevenant à la législation du pays, toujours techniquement en état de guerre avec son voisin israélien. M. Doueiri avait bénéficié d'un non-lieu.
Le mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions), qui appelle à mettre la pression sur l'État hébreu pour qu'il respecte les droits des Palestiniens, avait également demandé le boycott de la projection de L'Insulte à Ramallah.
L'Insulte est en lice pour une nomination dans la catégorie Oscar du meilleur film en langue étrangère en vue de la prochaine cérémonie de ces prix prestigieux à Los Angeles.

Sources : rédaction et AFP

Décidément, les films de Ziad Doueiri n'en finissent plus de faire des vagues.Dimanche dernier, la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée, a annulé la projection de L'Insulte, du réalisateur franco-libanais, après des appels au boycott de militants palestiniens qui accusent M. Doueiri de « normalisation » avec Israël. L'Insulte, qui traite de la guerre civile libanaise, devait être...

commentaires (2)

Basta...

NAUFAL SORAYA

08 h 36, le 27 octobre 2017

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Commentaires (2)

  • Basta...

    NAUFAL SORAYA

    08 h 36, le 27 octobre 2017

  • Ils boycottent le film car Doueiri veut "normaliser avec Israël" Il faut croire que certains se plaisent de vivre éternellement dans une bulle.

    Sarkis Serge Tateossian

    12 h 21, le 26 octobre 2017

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